Informazione

S. Flounders: Des milliers d' "ONG" financées par les USA ...

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VOIR AUSSI:

Russie : la grande offensive de George Soros trahit l’urgente réalité
énergétique

Tout comme il est difficile de croire que la révélation des activités
des espions britanniques par le FSB est un hasard du calendrier, il
est douteux d’imaginer que l’activité de Project Syndicate sur la
question ukrainienne n’est pas une riposte détournée. Le cabinet de
George Soros diffuse ainsi dans les médias qui lui sont affiliés des
textes mettant à la fois en cause la politique énergétique russe et
l’orientation politique du pays. Compte tenu de l’audience dont ils
disposent et de l’effet de répétition, on constate que les arguments
développés dans les tribunes estampillées Project Syndicate ont non
seulement un impact sur l’opinion mais aussi sur les autres analystes
traitant de ces questions. On devine ainsi en toile de fond les
préoccupations des milieux financiers quant à la redistribution du
pouvoir énergétique...

http://www.voltairenet.org/article134389.html

Les réseaux d’ingérence états-uniens
Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan

Officine de propagande créée par Roosevelt pour préparer son opinion
publique à la guerre, la Freedom House (Maison de la liberté) a
rempilé pour stigmatiser le camp soviétique pendant la Guerre froide.
Elle employait à l’époque des intellectuels occidentaux, dont deux
Français. Aujourd’hui encore, c’est elle qui organise les campagnes
médias internationales pour la liberté religieuse en Chine ou pour la
paix en Tchétchénie. Freedom House est désormais présidée par James
Woolsey, l’ancien patron de la CIA. (7 septembre 2004)

http://www.voltaire net. org/article14830.html

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http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006-04-28%
2014:35:17&log=invites

Des milliers d' "ONG" financées par les USA à l'assaut de la Russie

Sara Flounders

Sara Flounders, animatrice de l'International Action Center aux USA,
analyse le rôle et les dessous des ONG internationales (elles
seraient près de 450.000 !) pour faire évoluer la Russie "comme il
faut"...


Une polémique est en cours en Russie au sujet d’un texte de loi
réglementant les organisations non-gouvernementales (ONG) et devant
entrer en vigueur courant avril.
Ce nouveau projet de loi a été voté par les deux chambres du
parlement russe, la Douma, et signé par le président Poutine le 10
janvier. La campagne de résistance à cette loi ouvre les yeux sur les
agissements de l’Occident, et particulièrement des Etats-Unis dans la
vie politique russe aujourd’hui.
Au titre de la nouvelle loi, les organisations étrangères ainsi que
les groupes bénéficiant d’un financement en provenance de l’étranger
doivent être enregistrés auprès de l’Etat. Les responsables russes
affirment qu’une telle législation s’avère nécessaire pour faire face
aux centaines de millions de dollars que des états étrangers versent
à des organisations du pays.
Une première version du texte a déjà été assouplie suite à une
campagne d’une rare intensité menée par les ONG elles-mêmes ainsi que
le gouvernement américain. La secrétaire d’état Condoleeza Rice fit
pression sur Poutine, exprimant sa préoccupation pour la
‘démocratie’. La loi figurait même à l’ordre du jour lors du dernier
sommet du G8.
La loi impose des restrictions au financement, à l’enregistrement et
aux activités des ONG. Ces dernières se référaient auparavant à toute
organisation à but non lucratif bénévole, civile, environnementale,
humanitaire, dans les domaines entre autres des droits de l’homme, de
la santé et de différents ‘services à la collectivité’. A présent un
nombre important d’organisations qui se disent non-gouvernementales,
mais dépendent de fonds provenant des Etats-Unis, des principaux pays
impérialistes et des grands groupes capitalistes, opèrent en Russie
ainsi que dans de nombreux autres pays du monde. Ils apportent une
aide financière et logistique, déterminent la ligne à suivre et
interviennent dans la vie politique selon l’orientation politique et
les intérêts économiques des bailleurs de fonds.
Le nombre même des organisations dénommées ONG ainsi que de celles
bénéficiant d’un financement de l’étranger est stupéfiant. Depuis
l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, des centaines de
milliers d’ONG sont apparues en Russie. Des députés à la Douma
affirment que plus de 450.000 ONG sont actives en Russie à l’heure
actuelle. Le Yale Center for the Study of Globalization va encore
plus loin, puisque d’après lui « il y a plus de 600.000 organisations
non gouvernementales, non commerciales en activité en Russie. Il y en
a probablement autant qui fonctionnent dans le pays sans
enregistrement officiel. »
Le député à la Douma Alexeï Ostrovski, co-auteur de la nouvelle loi,
estime que plus d’un quart des ONG russes reçoivent de l’argent
étranger. Elles comprennent des groupes environnementaux, des
organismes de contrôle des droits de l’homme et des associations de
consommateurs.
Apportant son soutien au texte de loi, le président Poutine
ajoutait : « Que ces organisations le veulent ou pas, elles sont
devenues un instrument aux mains d’états étrangers qui les utilisent
pour atteindre leurs propres objectifs politiques. Cette situation ne
peut plus durer. La loi est censée empêcher toute immixtion de pays
étrangers dans la vie politique intérieure russe et permettre la
transparence quant au financement des organisations non-
gouvernementales. »

La Croix suit le Fusil

Quand les nations capitalistes européennes colonisèrent pour la
première fois le monde, la croix suivit bientôt le fusil. Des
milliers de missionnaires firent partie intégrante du mécanisme de
conquête et d’asujettissement.
L’implantation d’une administration coloniale exigeait que l’on
réorganisât la société et la structure de la propriété de façon à
privilégier les colonisateurs. D’où l’utilité de l’enseignement, de
la formation et de l’orientation politique dispensées aux membres de
l’élite locale appelés à collaborer. La conversion à la nouvelle
religion qu’ils apportaient aida à pacifier toute une section de la
population, et ouvrit la voie à certains pour qu’ils deviennent les
serviteurs loyaux et fervents du nouveau pouvoir.
En Russie aujourd’hui, ce ne sont pas que des organisations
religieuses qui inondent la région. Le premier rôle pour la
propagation des valeurs capitalistes revient aux ONG spécialistes des
‘droits de l’homme’.
En réaction contre les nouvelles restrictions, l’intensité des
pressions politiques et des protestations de Washington a redoublé.
Mais il s’agit purement et simplement d’une supercherie, étant donné
que des réglementations autrement plus restrictives et abusives
régissent les organisations aux Etats-Unis mêmes.
Tout individu et toute organisation qui y reçoit de l’argent d’un
pays étranger doit se faire enregistrer auprès de l’Etat américain au
titre du ‘Foreign Agents Registration Act’. Les dons charitables
doivent également être répertoriés pour que le public en prendre
connaissance. Imaginez que la Russie, l’Iran, la Corée du Nord, la
Chine ou Cuba déverse des millions de dollars sur des organisations
politiques américaines. Même des alliés des Etats-Unis tels que la
France , la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou le Japon n’ont pas le
droit de financer des organisations politiques à l’intérieur des
Etats-Unis.
Dans le numéro du 25 janvier de la revue Russia Profile Alexeï Pankin
décrivait comme suit ses relations avec deux ONG : « Je gérais un
programme de trois ans, financé par USAID, de soutien aux médias
russes, doté d’un budget global de $ 10,5 millions, ainsi qu’un
programme de la Fondation Soros, également consacré au soutien des
médias, au budget annuel de $1,8 million. Le nombre de cadres,
directeurs, d’inspecteurs et conseillers auxquels j’ai eu affaire (ou
qui ont eu affaire à moi) défie l'entendement. Je suis persuadé qu’il
y avait des officiers du renseignement parmi eux. »
Le 23 janvier dernier le Service Fédéral de Sécurité de Russie (FSB),
successeur du KGB , a accusé quatre diplomates britanniques
d’espionnage. Il affirmait avoir surpris l’un d’entre eux en train de
transmettre des fonds à plusieurs organisations non-gouvernementales
russes. Londres a nié toute indélicatesse de sa part, affirmant que
son soutien aux ONG russe s’effectuait au vu et au su de tout un chacun.
Une part importante du financement étranger provient directement de
sources américaines, telles que le quasi-officiel National Endowment
for Democracy (NED) et la US Agency for International Development
(USAID) ainsi que du programme TACIS de l’Union Européenne. Des
millions de dollars proviennent de fondations représentant les
intérêts des milieux les plus fortunés, telles que celles de Ford,
MacArthur, Carnegie, Rockefeller et Soros.

Le changement de régime en Géorgie, en Ukraine et au Kirguistan

Le rôle des ONG financées par les Etats-Unis dans les tentatives de
‘changement de régime’ à Cuba, au Venezuela, au Chili, au Nicaragua
et à Haïti est bien connu. Le rôle de ces mêmes organisations
subversives en Europe de l’Est ainsi que dans les anciennes
républiques soviétiques l’est beaucoup moins, bien qu’elles y soient
encore plus présentes.
Le chef du FSB, le service de sécurité russe, accusait récemment les
ONG financées par l’étranger d’avoir fomenté le renversement des
régimes post-soviétiques de Géorgie, d’Ukraine et du Kirguistan.
Le rôle actif et déclaré joué par ces ONG à financement extérieur
dans le renversement de ces trois gouvernements explique l’alerte
lancée par Moscou. Dans leur enthousiasme, les médias impérialistes
les nomme ‘révolutions de velours’ et parfois ‘révolutions de
couleur’, la couleur en question étant celle choisie par les forces
d’opposition.
Il est d’ailleurs ironique que les leaders politiques renversés –
tout particulièrement Edouard Chevernatzé en Géorgie et Léonid
Koutchma en Ukraine – avaient de par le passé fait figure de
candidats préférés des Etats-Unis. Les deux avaient mis en œuvre des
politiques pro-américaines. Ils avaient favorisé l’adhésion au
‘Partenariat pour la Paix’ de l’OTAN et consenti à envoyer des
troupes en Irak.
Cependant les deux chefs furent évincés sans cérémonie quand ils
manifestèrent ne serait-ce qu’une volonté d’indépendance par rapport
aux intérêts américains. Leurs successeurs, Michaïl Chakachvili en
Géorgie et Victor Iouchenko en Ukraine, avaient d’ailleurs servi dans
leurs gouvernements respectifs.
A l’occasion de la cérémonie d’investiture du président ukrainien
Iouchenko l’ancien Secrétaire d’Etat américain Colin Powell déclara
qu’il était « fier d’avoir été associé aux deux événements » - tant
en Géorgie qu’en Ukraine.
Un aperçu des menées actuelles des Etats-Unis, ainsi que de leur
bilan des interventions passées, peut être obtenu sur les sites web
des fondations ayant apporté leur soutien à ces changements de régime.

40.000 ONG en Ukraine

Dans un article figurant sur le site internet de la Banque mondiale
et intitulé ‘Le Développement de la Société Civile en Ukraine et la
Révolution Orange’, Vira Nanivska, directeur du Centre International
d’Etudes Politiques d’Ukraine se félicite que « 40.000 ONG regroupent
12 pour cent de la population ukrainienne aujourd’hui – et ces
organisations ont joué un rôle moteur dans la Révolution Orange.
» (www.worldbank.org)
Elle décrit comment des consultants internationaux, des experts en
politique et des assistants techniques travaillent de concert pour
changer la législation existante, développer des associations,
constituer des centres d’informations, former des fonctionnaires,
mettre sur pied des conseils de quartier et des associations
commerciales, tout en faisant pression pour modifier le budget de
l’état dans leur propre intérêt.
Les jeunes et les organisations estudiantines sont attirés au moyen
de campagnes autour du HIV/ SIDA, de la protection des droits des
minorités et la protection des enfants abandonnés. Le but exclusif de
ce réseau de projets, explique-t-elle, est d’empêcher tout ‘retour à
l’ancien régime’ ainsi que de favoriser l’ ‘euro-intégration’, à
savoir l’intégration dans des structures internationales et
européennes telles que l’OTAN et la Banque Mondiale.
Le renversement de la propriété socialiste et le démembrement de
l’Union Soviétique ne se sont pas achevés en 1991. L’élaboration de
lois sur la propriété, les droits des investisseurs étrangers, la
justification de l’expropriation et de la privatisation des
ressources, de l’industrie et des services collectifs en vue du
bénéfice de certains, le démantèlement de programmes sociaux, la
nouvelle configuration des médias, de l’éducation et de la culture et
l’éradication de toute prétention à la souveraineté nationale sont
des tâches de longue haleine.
Ces fonds ont bien plus d’impact dans une zone où a disparu le
système socialiste à planification centralisée qui garantissait les
retraites, le plein emploi, les soins médicaux et l’enseignement
gratuits ainsi que le droit à un logement subventionné. Son
démantèlement brutal a touché des millions d’individus, d’où leur
grande colère contre les dirigeants qui les ont trahis.

Le financement des mouvements de jeunes

Une partie importante des fonds des milieux d’affaires américains est
destiné à la création de mouvements de jeunes. La Fondation Soros,
USAID et la NED financèrent toutes trois le groupe serbe de la
jeunesse Otpor. Les jeunes en question se virent offrir une formation
spécialisée et des séminaires à Budapest (Hongrie) ainsi que des T-
shirts, autocollants, affiches, la location d’un bureau et un
journal, qui jouèrent un rôle capital dans le renversement du
gouvernement Milosevik.
En Géorgie, la Fondation Soros alloua $ 4,6 millions au groupe de
jeunes Kmara, qui s’avéra une arme de premier ordre contre le
gouvernement. En Ukraine, Soros contribua $ 7 millions à Pora, un
autre groupe de jeunes.
Le site web opendemocracy.net est financé par les fondations Ford et
Rockefeller.Un article sur ce site de Sreeram Chaulia analyse le rôle
des ONG financées par les USA d’Ukraine au Kirguiztan, en passant par
la Géorgie. Son accroche publicitaire est polémique, énonçant que «
de nouvelles formes de mobilisation de masse des jeunes, fort bien
pourvues en moyens techniques, poussent au changement de régime. Mais
le phénomène est-il aussi innocent qu’il le paraît à premier abord ?
Les mouvements qui inspirent ‘les révolutions de couleur’ sont-ils
des catalyseurs ou des saboteurs ? »
L’auteur se garde bien de critiquer ces ONG : il évalue seulement
leur efficacité à effectuer des ‘changements de régime’. Quelques-
unes de ses observations donnent une idée du fonctionnement de ces
organisations politiques en tant que pièces parmi d’autres du
dispositif de l’arsenal américain.
« Le sabotage suffit dans certains pays, alors que dans d’autres il
faut des offensives militaires de grande envergure» d’après Chaulia.
« Ces trois révolutions – celle des ‘roses’ en Géorgie (novembre 2003
- janvier 2004), la ‘révolution orange’ en Ukraine (janvier 2005) et
la ‘révolution des tulipes’ au Kirguistan (avril 2005) – ont chacune
suivi le même modèle : toutes avaient pour fer de lance des ONGI (ONG
internationales) américaines des droits de l’homme. Ce n’est que
quand ils correspondent à leurs objectifs plus globaux de politique
étrangère dans une région donnée que les Etats-Unis y défendent les
droits de l’homme et la démocratie. On constate que les ONGI qui
dépendent de fonds américains soutiennent consciemment ou
inconsciemment les intérêts des Etats-Unis.
« Le premier président de la NED, Allen Weinstein admettait
ouvertement qu’une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui
l’était déjà fait de façon cachée par la CIA il y a 25 ans. La NED
fut conçue à l’origine comme une fondation quasi-gouvernementale par
laquelle transitaient des fonds gouvernementaux à destination d’ONGI
tels que le National Democratic Institute for International Affairs
(NDI), la International Foundation for Electoral Systems (IFES) , le
International Research and Exchanges Board (IREX) et Freedom House.»
« L’Ambassade américaine à Bichkek (Kirguistan) travaillait
étroitement avec des ONG comme Freedom House ou la Fondation Soros –
fournissant des générateurs, une presse typographique et de l’argent
pour que les protestations restent à niveau d’ébullition jusqu’à ce
que le Président Akaïev s’enfuie du pays. Des informations sur les
endroits où les manifestants devaient se rassembler et sur ce qu’ils
devaient apporter étaient propagés par des stations de radios et de
télévisions financées par le Département d’Etat. »
Le nouveau mouvement anti-guerre qui se développe aujourd’hui ne doit
pas perdre de vue la multiplicité des formes de l’intervention
américaine, ainsi que le chaos et l’instabilité qu’elles entraînent,
ce qui viendra intensifier la conscience anti-impérialiste et
renforcer l’exigence mondiale : ’US out now !’

(francais / english / italiano)

Dissidenza intellettuale in Occidente: il caso Handke

1) Austrian writer Peter Handke in Kosovo
HANDKE IN KOSOVO, TESTIMONE DELL'APARTHEID INSTAURATO DALLA N.A.T.O.

2) Peter Handke est interdit de Comédie-Française
LE OPERE DI HANDKE SOTTOPOSTE A CENSURA IN FRANCIA

3) FLASHBACK: PETER HANDKE SULLA DISTRUZIONE DELLA JUGOSLAVIA E GLI
"INTELLETTUALI DI SERVIZIO" (1997)


=== 1 ===

http://www.blic.co.yu/danas/broj/E-Index.htm#9

Blic (Serbia and Montenegro) - April 28, 2006

Austrian writer Peter Handke in Kosovo
"This is a universe of pain"

Standing on the side of justice, as he said, and
always with the victims, Austrian writer Peter Handke
visited Kosovo several days ago.
Standing at burnt homes of the Nikolices, Kostices,
Bozanices and Bandices in the villages of Retimlje and
Opterusa near Orahovac, Handke said: 'These are
universes of pain. I do not have the right to speak. I
shall keep silent, I have to keep silent. Thank you
for making it possible for me to see this horror
personally. This is not the 21st century'.
Together with a group of domestic and foreign writers,
Handke visited the most jeopardized locations in
Kosovo under patronage of the Coordination Center.
'He was speechless but he promised to tell in his way
the horror that Kosovo Serbs are exposed to', the
organizer of the visit Ranko Djinovic said.
'Feeling terrible that a mother cannot find her son's
grave in a destroyed cemetery in Retimlje, Hendke
defended a Serb woman who at that moment was verbally
attacked by Albanians.
'He managed to get from Austrian KFOR commander a
helicopter escort in continuation of the visit but was
astonished to witness the stoning of the convoy in
downtown Decani in spite of an escort and a minute
later while approaching the Monastery of Visoki
Decani', Djinovic said.
Handke left yesterday but promised to return soon with
a far larger number of writers having world reputation
in spite of the threats he received 'in order to awake
the world that has fallen asleep'.


=== 2 ===

Peter Handke est interdit de Comédie-Française

http://www.lemonde.fr/web/article/
0,1-0@2-3246,36-765951@51-765912,0.html

Peter Handke ne sera pas joué à la Comédie-Française. Sa pièce Voyage
au pays sonore ou l'art de la question, qui devait être créée du 17
janvier au 24 février 2007 au Théâtre du Vieux-Colombier, dans une
mise en scène de Bruno Bayen, a été retirée de la programmation à
quelques jours de l'annonce de la saison 2005-2006, prévue le 4 mai.

C'est Marcel Bozonnet, l'administrateur général de la Maison, qui a
pris la décision, après avoir lu dans Le Nouvel Observateur du 6
avril un article faisant état de la visite de l'écrivain autrichien
en Serbie. Le 18 mars, Handke a assisté à l'enterrement de Slobodan
Milosevic, l'ex-président de la Serbie, mort le 11 mars au cours de
son procès pour génocide et crimes de guerre devant le Tribunal pénal
international de La Haye.

"Je suis heureux d'être près de Slobodan Milosevic, qui a défendu son
peuple", aurait déclaré Peter Handke selon Le Nouvel Observateur, qui
précise que l'écrivain a réitéré ses prises de position pro-serbes,
et est apparu "brandissant le drapeau serbe, se pressant pour toucher
le corbillard et y déposer une rose rouge".

"UN OUTRAGE AUX VICTIMES"

"C'est vrai que mon sang n'a fait qu'un tour quand j'ai lu cet
article", déclare Marcel Bozonnet. "J'ai décidé d'en discuter avec le
comité d'administration de la Comédie-Française et les comédiens qui
devaient jouer la pièce de Handke. Le théâtre est une tribune, son
effet est plus large que l'audience de la seule représentation. Même
si la pièce de Handke ne fait pas œuvre de propagande, elle offre à
l'auteur une visibilité publique. Je n'avais pas envie de la lui
donner."

Marcel Bozonnet, qui précise que certains défendaient le maintien de
la pièce à l'affiche, ajoute qu'il a pris sa décision parce que "la
présence de Peter Handke aux obsèques de Milosevic est un outrage aux
victimes". Reste que les positions pro-serbes de Peter Handke sont
connues depuis longtemps. Pourquoi donc retirer maintenant une pièce
jugée "très belle", et annuler une production prévue de longue date ?
A cela, l'administrateur général de la Comédie-Française répond : "Je
comprends la position de ceux qui distinguent l'œuvre de son auteur.
Mais pour l'instant, je n'arrive pas à m'y résoudre."

Brigitte Salino

SOURCE : http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/messages
Liste gérée par des membres du Comité de Surveillance OTAN.


=== 3 ===

INTERVISTA A PETER HANDKE

effettuata dal giornalista televisivo tedesco Martin Lettmayer nel
gennaio 1997 e trascritta in inglese sul sito del Congresso
dell'Unità Serba. Le note tra parentesi quadre sono del traduttore J.
Peter Maher, a meno di altra indicazione.


Oggi, molte settimane dopo l'apparizione del suo libro, come si sente?

Come mi sento? Bene, sono contento di averlo scritto. Naturalmente
sono grato al mio editore che lo ha pubblicato, dopo che ha riscosso
tanta attenzione sui quotidiani.



E' stato pubblicato per questo o nonostante questo?

No, si era già deciso che questa storia sulla Serbia sarebbe uscita
un paio di settimane dopo il pezzo sulla Suddeutsche Zeitung.



L'idea di scrivere un libro e' nata insieme alla sua decisione di
intraprendere il viaggio?

Il viaggio volevo farlo comunque. Durante il viaggio, come ho
sottolineato altrove, non ho preso appunti su quanto vedevo in
Serbia. E' stato durante il viaggio di ritorno, lasciata la Serbia,
mentre guidavo attraverso l'Ungheria verso Ovest, attraverso
l'Austria e la Germania, che gradualmente mi sono reso conto del
contrasto tra i vari paesi, ed ho sentito che bisognava scrivere
qualcosa sulla Serbia. In questi anni non mi era mai accaduto. Cosi',
l'idea del libro mi e' venuta durante il viaggio di ritorno.



Qual e' stato il fattore decisivo?

Come ho detto, tutte le storie che ho letto riguardanti la guerra
sono state scritte come di fronte ad uno specchio. Io volevo arrivare
al di la' dello specchio. Non si e' mai scritto niente sulla Serbia
in quanto paese [durante la guerra]. Un'unica volta ho trovato
qualche cosa su Belgrado, ma sempre frammista ad una marea di cliché:
"e' tutto grigio, nessuno vuole parlare, l'opposizione e' debole, i
feriti di guerra non hanno modo di ritornare a casa", ecc. ecc. Ogni
reportage era lo stesso, e sempre Belgrado...Pensai che mi sarebbe
piaciuto andare in Serbia, ma fuori, in campagna. Volevo farlo,
dovevo andare nella Bosnia martoriata dalla guerra, ma non come la
gran parte dei giornalisti. Loro arrivavano sempre da Ovest. Io
volevo arrivare in Bosnia dalla parte opposta, dall'Est, attraverso
la Serbia e passando la Drina, il fiume che segna il confine con la
Bosnia. Ecco il mio piano di viaggio. Nessuno lo aveva fatto in tutti
e cinque Gli anni di guerra.



Si sentiva adirato... per questi reportage dei media?

Si. All'inizio credevo ai reportage, ma sentivo che non c'era
equilibrio. Continuavo a sentire lo stesso giro di frasi, la stessa
contorsione grammaticale e nella scelta dei vocaboli... Sentivo che o
non poteva essere, oppure, se e', allora ognuno - che sia giornalista
o scrittore - almeno ha il dovere di considerare l'altra parte senza
fare un processo.



Una volta un giornalista ha scritto: "se osservi dalla torre
d'avorio, allora e' tutto uguale".

Beh, per me non e' tutto uguale, perche' io da sempre mi sento vicino
alla Jugoslavia, e' stato cosi' per tutta la mia vita, a cominciare
dai miei avi, che erano slavi, della Slovenia, o meglio della
minoranza slovena che si trova in Carinzia, da parte di mia madre. In
secondo luogo, per me la Jugoslavia era l'Europa. Io ci andavo, anche
a piedi, non solo in autobus o in macchina o in aereoplano. La
Jugoslavia, per quanto frammentata sia potuta essere, era il modello
per l'Europa del futuro. Non l'Europa come e' adesso, la nostra
Europa in un certo senso artificiale, con le sue zone di libero
scambio, ma un posto in cui nazionalita' diverse vivono mischiate
l'una con l'altra, specialmente come facevano i giovani in
Jugoslavia, anche dopo la morte di Tito. Ecco, penso che quella sia
l'Europa, per come io la vorrei. Percio', in me l'immagine
dell'Europa e' stata distrutta con la distruzione della Jugoslavia.



Questa immagine dell'Europa... multiculturale, multietnica... [confuso]?

Si, certo, cosi'. Ma non sopporto piu' la parola "multi-culturale".
E' stata una scusa disonesta per far nascere dal nulla uno stato
musulmano in Bosnia. Non posso accettarla, se la parola e' applicata
a Sarajevo. Se invece ci si riferisce alla vecchia Jugoslavia, dove
le nazionalita' vivevano insieme, l'una con l'altra, eppur
autonomamente, allora posso accettare le parole "multi-etnica" e
"multi-culturale" - non, tuttavia, se ci si riferisce alla Bosnia.
Per me creare uno Stato da quella che era una regione, una pura
unita' amministrativa - e questa era la Bosnia nella vecchia
Jugoslavia - e' stata una infamia. La Bosnia non aveva mai costituito
uno Stato sovrano. Per me, creare Stati autonomi in Slovenia, Croazia
e Bosnia-Erzegovina e' stato proprio come fabbricare delle menzogne
storiche. All'inizio credevo anch'io a tutto il discorso sulla
liberta' ed i suoi paladini, in lotta contro il "panzer"-comunismo
per la multietnicita'... All'inizio ci credevo. Ma adesso non credo
piu' ad una sola parola di tutto cio'.



Come spiega che gli sloveni ed i croati abbiano improvvisamente
voluto i loro Stati nazionali?

Era un momento opportuno. Io non sono un commentatore politico e non
lo saro' mai. Era un momento favorevole, dopo la morte di Tito, un
momento in cui ognuno ha potuto scapicollarsi ad afferrare quanto
piu' poteva per se' stesso.

E' stato scritto troppo poco su quello che ha fatto Hitler, insieme
con la Chiesa Cattolica, nei Balcani. Anche la Chiesa Cattolica e'
stata terribilmente dannosa in Croazia, a tutti gli effetti
fondamentalista e distruttiva - forse in misura solo un po' minore in
Slovenia. E sui crimini commessi in Croazia durante la Seconda Guerra
Mondiale dalla Chiesa Cattolica e dal nazismo, dal nazionalismo...
C'era il campo di concentramento di Jasenovac, dove sono stati
eliminati tra i seicentomila e gli ottocentomila serbi, ebrei, ed
anche musulmani. Questo ha portato alla rivalsa degli uomini di Tito
per i crimini del regime degli ustascia in Croazia e dei domobranci
in Slovenia. Ci sono state deportazioni, spesso ingiustificate, dalla
Croazia e dalla Slovenia verso tutta l'Europa, in Argentina, ed anche
in America.

Il terreno di coltura in cui si sono poste le basi per la distruzione
della Jugoslavia e' la Croazia, con la sua ignota storia nazi-
cattolica della Seconda Guerra Mondiale, ed anche prima. Noi europei,
e tutto il mondo attorno, sappiamo troppo poco di tutto questo. E
proprio mentre la storia degli ebrei prima e durante la Seconda
Guerra Mondiale viene esaminata e chiarita, come ho detto nel mio
libro, adesso e' necessario portare alla luce tutto quello che ha
fatto il fascismo durante la Seconda Guerra mondiale in Jugoslavia,
ed il suo Olocausto degli ebrei.



A piu' riprese sentiamo pronunciare la parola "Jasenovac". Questo per
i serbi e' un trauma. La guerra attuale, nonostante il lungo
intervallo di tempo intercorso, e' in fondo una continuazione di
quella di 40 anni fa?

Si, e' una metamorfosi, anzi: una metastasi, come si dice per il
cancro. E' una continuazione della Seconda Guerra Mondiale. E'
significativo che, mentre i Croati conquistavano l'area di Jasenovac
[di nuovo il primo maggio 1995, dopo le distruzioni del 1991;
n.d.crj], abbiano distrutto ogni monumento a chi li' fu ucciso. Il
campo di Jasenovac - in quanto monumento - e' stato distrutto di
nuovo quest'anno [1996]. E' significativo. Ecco che cosa mi ha
portato a scrivere.



Il suo libro non e' proprio politico, oppure si?

Che vuol dire "politico"? Il mio libro tratta dei problemi. Racconta
dei problemi, i problemi che ha un lettore di quotidiani a capire.
Parla dei problemi di un lettore di storia. Parla dei problemi di
visuale di uno che osserva una foto, i problemi di uno spettatore
televisivo. Parla inoltre dei problemi di come un lettore distante,
come me, come quasi tutti noi, come veda, come legga i reportage di
guerra. La critica e' rivolta alle strutture. Uno critica le forme
estetiche della tecnica di ripresa, della grammatica, dell'arte
dell'inviato di guerra. Al mio libro vengono rivolte critiche di
cecita' estetica. La politica e la poetica si fondono nel mio libro.



E' perche' lei afferma che tanto il politico quanto il poetico sono
presenti nella sua storia sulla Serbia.

Non c'e' contraddizione.



C'e' una frase nel suo libro: "Wilhelm, non farti instupidire dal tuo
afflato poetico verso il mondo".

Io ci ho messo tanto prima che il mio sentimento per il mondo
divenisse sentimento poetico, un sentimento delle piccole cose, un
sentire i "pars pro toto". Io credo che nei piccoli fenomeni si possa
intravedere un grande affresco. E' un metodo induttivo (...). Mi
piace partire dal fenomeno piccolo e vedere dove riesco ad arrivare.
Naturalmente voglio andare il piu' lontano possibile. Questo e' il
processo induttivo, o poetico.



Anche Peter Handke può essere tratto in inganno talvolta dal suo
senso poetico per il mondo? A questo ha pensato qualche volta, o no?

No, non posso esserlo. Se e' inganno allora e', come si dice, un
metodo del tipo 'prova e sbaglia': uno impara dai propri errori. Ecco
il mio atteggiamento di base quando scrivo delle cose del mondo.
Sbagliando mi rendo conto di cosa non andava. Non posso affermare in
anticipo che quello che scrivo e' la verita', ma facendo un errore
capisco come puo' essere la verita'. E' tutto qui il mio lavoro di
narratore.



C'e' un'altra frase: "Se solo la dimensione poetica e quella politica
potessero essere una ed una sola..." In questo libro lo sono solo
parzialmente?

Io penso che non siamo molto lontani da una sintesi ideale tra la
dimensione storica, quella politica e quella poetica, proprio come
tre percorsi separati che si riuniscono formando una specie di radura
dentro ad un bosco, il bosco della storia. Non sono molto lontano da
questo.



Cito ancora: "Quella sarebbe la fine della nostalgia, e la fine del
mondo". E lei ha detto da qualche parte di non sapere, dopo la
pubblicazione del libro, se non tornerà mai a scrivere qualcosa.

E' assurdo. Questo e' quello che hanno scritto di me solo come per
reagire al mio libro sulla Serbia. In primo luogo, vogliono reagire
proprio contro la mia impudenza per aver scritto questa storia. (...)
[Qui inizia un lungo scambio di battute di argomento letterario che
poco hanno a che vedere con il problema della Serbia]



Lei ha affermato che l'osservazione vale di piu' dell'immaginazione
quando si scrive.

Per quanto riguarda i libri, in altre parole la letteratura - in una
parola, la scrittura - io non sono un amante del fantastico. A questo
riguardo uno scrittore svizzero, Ludwig Hohl, ha detto che la
fantasia e' una evocazione degli oggetti che ti sono di fronte, come
un tavolo, una pietra, l'occhio di un'altra persona. Tutto questo
acquista significato e senso improvvisamente. (...)



Immagino che il suo libro ha provocato una tale opposizione in
Germania ed in Austria soprattutto perche' mette in discussione due
dogmi assolutamente essenziali della politica occidentale. Il primo
e' la questione dell'aggressore: esiste un aggressore?

Non per come e' stato rappresentato. Ecco ripresentarsi il problema
dell'autorita'. La "Repubblica di Croazia" [come ex-unita'
amministrativa della SFRJ] diventa uno Stato. Di essa e' stato
arbitrariamente fatto uno Stato sovrano con poteri costituzionali, ma
questo su di un territorio abitato da 600mila persone di un'altra
nazionalita'. Prima della Seconda Guerra Mondiale, prima del regime
ustasha di Pavelic', li' abitavano un milione di serbi. Persino
adesso [all'inizio della guerra] in Croazia vivevano circa 400mila
serbi. Almeno un quinto della popolazione apparteneva ad un'altra
nazione. Sotto la costituzione croata questi sono diventati cittadini
di seconda classe, una minoranza. Si era ritenuto che questi fossero
d'accordo ad essere trattati come cittadini di seconda classe. Ecco
la questione che ho sollevato nel mio libro: come si puo' creare uno
Stato laddove esiste una minoranza cosi' forte, considerevole,
appartenente ad un'altra nazionalita'? Non si puo' considerare
un'aggressione questa? Non puo' uno difendere la sua nazione di
fronte a cio'? Non c'e' modo di confutare il fatto che questa e'
un'aggressione contro l'altra nazionalita' [da parte del nuovo Stato].



Ma tutto questo non e' un po' troppo in bianco-e-nero, come i bambini
che strillano "hai cominciato tu, hai cominciato tu!"?

Questo e' proprio quanto affermo nel mio libro. Posso difendere me
stesso in base a quanto ho scritto. Naturalmente io ho le mie
opinioni e le mie convinzioni, ma quello che ho scritto non ha niente
a che fare con esse: ha a che fare esclusivamente con questioni
basilari. La mia espressione migliore per questo e' la seguente: si
tratta di raccontare una storia, per come essa e', come ho fatto
sempre nella mia letteratura sin da quando cominciai a scrivere. Non
ho mai lasciato trapelare le mie opinioni. Ecco perche' trovo
incredibile questa esplosione di odio ed astio contro il mio
libricino, soprattutto in Germania.



Lei sarebbe disposto ad "allungare il collo" tanto da affermare che
gli aggressori non si sa chi siano, ma certamente non sono i serbi?

Non sono loro gli aggressori. E' precisamente cosi'. Le cose possono
e devono essere viste diversamente. E' quello che chiedo nel mio libro.



Il secondo dogma: lei riflette su Srebrenica e si pone degli
interrogativi su questo [seconda cassetta] (...)

Come per Srebrenica, dove il massacro e' stato commesso subito prima
della fine, nel giugno-luglio 1995, io mi chiedo: "perche' [sarebbe
successo]?". Per fini argomentativi, diciamo ch'io non mettero' in
dubbio i fatti nemmeno per un attimo. Non sono competente per dare
giudizi... Ma gli altri dovrebbero avere dei dubbi sui fatti, visto
che la storia del massacro e' stata rivenduta per cinque volte su
tutta la stampa mondiale. Finora nessuno ha provato che siano state
ammazzate tra le tre e le ottomila persone. Non e' stato provato. -
Pero', chiedo io, se dopo tre anni di spargimento di sangue e' potuta
accadere una cosa del genere, perche'. Come si e' potuto verificare
li' un massacro di 3-8mila uomini musulmani. Perche' questo? E
perche' si leggono di nuovo e di nuovo interventi su quel fatto? Dal
giugno 1995 la storia del massacro e' stata riciclata quattro o
cinque o sei volte nella stampa mondiale. Nell'autunno ci sono state
delle copertine sul Time, sul Nouvel Observateur, sullo Spiegel e
cosi' via. Di nuovo e di nuovo, in primavera, in autunno... Vengono
mostrate fotografie aeree di zone dove, si dice, sarebbero situate
delle fosse comuni. Da una fotografia satellitare ricavano che un
bulldozer avrebbe dilaniato i cadaveri. Ma anche assumendo, a soli
fini argomentativi, che tutto questo sia accaduto, perche', chiedo
io, dopo tre anni, mentre tutti erano cosi' stanchi di ammazzare,
sarebbe dovuta o potuta accadere una cosa del genere? Io mi chiedo
perche' il generale Mladic' avrebbe potuto far saltare in aria tutta
quella gente. Ecco cosa mi chiedo. Sarebbe bene che uno storico, od
un giornalista, sollevasse questa questione - perche'?



Qui ho ascoltato due cose, il "perche'?" e ...

Quel "perche'" sta nel mio libro. Io chiedo "perche'?".



Ha una risposta?...

Alcuni serbi della regione mi hanno detto - ed io non so se questo
corrisponde a verita', mi limito a riferire quanto mi hanno detto -
mi hanno detto che i villaggi attorno a Srebrenica furono attaccati
dai musulmani. Srebrenica e' una cittadina piccola, di modeste
dimensioni, abitata da musulmani. I villaggi rurali che la circondano
sono serbi. Laggiu', da tempo immemorabile, le citta' sono musulmane
ed i villaggi di campagna sono serbi. All'inizio della guerra,
contadini serbi furono fatti a pezzi da musulmani. La guerra e' stata
una guerra delle citta' contro la campagna. Il comandante musulmano
di Srebrenica era particolarmente portato a distruggere. Prima della
caduta dell'enclave questo comandante di Srebrenica, uno dei pochi
musulmani sospettati di crimini di guerra, [Nasir] Oric, fu
trasferito a Tuzla dal Comando Generale bosniaco-musulmano una
settimana prima della caduta della citta'. Nel frattempo costui ha
aperto una discoteca a Tuzla. Bisogna chiedersi se questo tizio non
sia uno dei profittatori di guerra.

Personalmente non ho informazioni dirette di prima mano, ma i miei
amici serbi mi dicono che il massacro, se ha avuto luogo, e' stato
per rivalsa per tutti i villaggi serbi attorno a Srebrenica,
distrutti [dai musulmani] in tre anni di guerra. E' stata una rivalsa
per le distruzioni e gli annientamenti, e sicuramente per i massacri
attuati a danno dei serbi attorno a Sarajevo. Questo e' cio' che mi
e' stato raccontato.



E non la preoccupa il fatto ... [incomprensibile]

Per lo meno quella e' una spiegazione, una spiegazione che non ho mai
visto dare sulla stampa occidentale. Ho anche sentito che molti
soldati musulmani che scappavano da Srebrenica non cercavano rifugio
ad ovest, nella loro Bosnia musulmana, ma nel paese del nemico, al di
la' della Drina, all'est... Cercavano la loro salvezza nella
madrepatria dei serbi. Hanno attraversato la Drina su zattere e
simili. Hanno attraversato la Drina verso est e tanti di loro li'
sono stati internati in campi di concentramento, dove certamente non
venivano trattati bene, eppure sono sopravvissuti. Ora, bisogna che
si chiarisca a quanti dei soldati musulmani in ritirata e' stata
garantita la liberta' di transito. Pare chiaro che qualcuno ha
attraversato la Drina per andare in Serbia e qualcun altro ha cercato
di muoversi a nord-est di Srebrenica, per raggiungere il cuore della
Bosnia musulmana. Io vorrei sapere quanti sono stati e che cosa e'
realmente successo loro.



E la disturbano le speculazioni su questa sofferenza?

Mi preoccupano molto.



E la preoccupa la manipolazione...

Inizialmente non la vedevo in questa maniera. Come molti altri
ritenevo che l'esercito dei serbi di Bosnia fosse un manipolo di meri
assassini. Questo pensavo. Stazionando sulle alture strategiche
attorno a Sarajevo, pensavo, questi potevano proprio giocare con la
citta' di Sarajevo. Era tremendo. Di nuovo e di nuovo un bambino
colpito a morte sulla strada. Vedevi le foto, e sembrava giustificato
il paragone con i peggiori crimini di questo secolo. Nel frattempo ho
cambiato opinione.

Hans Koschnick, amministratore della citta' di Mostar, ha detto bene
quando ha affermato che la creazione di una Bosnia-Erzegovina
dominata dai musulmani e dalla quale i serbi erano esclusi comportava
un terribile vuoto di potere. Perche' la Bosnia e' un paese
montagnoso, fatto di villaggi isolati che si susseguono. Qualcuno
come Karadzic, o persino uno come il generale Mladic, non potrebbe
assolutamente esercitare il potere dappertutto. Percio' abbiamo
creato a tutti gli effetti un sistema di bande, proprio secondo il
vecchio stereotipo balcanico, che non e' completamente errato. Ma
questa idea del vuoto di potere, laddove la forza bruta riempie il
vuoto, e' solo una spiegazione. Tutti noi cerchiamo spiegazioni - e
questa non mi sembra del tutto errata.



Nel suo libro si legge: "Quasi tutti ritengono che la Jugoslavia non
risorgera' per i prossimi cento anni." Risorgera' o no?

Credo che non possa essere altrimenti. Risorgera'. E' l'unica cosa
sensata. Guardiamo l'economia, la geografia - i fiumi, le catene
montuose. La storia comune dopo il 1918 non e' stata poi cosi'
malvagia. C'e' stato il Regno di Jugoslavia, c'e' stata la Jugoslavia
comunista dei partigiani di Tito.

Con il 1980 il comunismo finisce. Per me quello e' stato un fatto dal
sapore quasi religioso. A differenza di molti Stati europei, la
Jugoslavia era un modello per tutta l'Europa. Essa non puo' restare
spezzettata, a dispetto di questi poteri occulti, come la Chiesa
Cattolica. La Chiesa Cattolica ha un potere incredibile - io stesso
sono cattolico e tale voglio restare per tutta la vita. - Ma nei
Balcani la Chiesa Cattolica pratica le conversioni. Questa e'
l'essenza della Chiesa Cattolica, il proselitismo: qualcosa che la
Chiesa serbo-ortodossa non ha mai fatto. A parte le uccisioni a danno
dei serbi, durante la seconda Guerra mondiale ci sono state
ripetutamente conversioni forzate, violente di Serbi da parte dei
cattolici. In molte epoche della storia la Chiesa e' stata accusata
di questo. Cosi', finché ci sara' il nazionalismo ed una chiesa
militante, non si potra' far rinascere la Jugoslavia.



Quali sono le cose che l'hanno colpita in particolare?

Ho chiesto qualcosa sulla leggenda del Memorandum dell'Accademia
Serba delle Scienze del 1986, come racconto nel mio libro. Si dice
che nel libro si sostiene che ovunque nel mondo abiti un serbo, li'
c'e' uno Stato serbo. Questo diventa poco a poco un mito del "back
stab" [pugnalata alla schiena] [come la "teoria della pugnalata"
relativa alla sconfitta tedesca nella seconda Guerra Mondiale, ndt].
Ma personalmente ritengo che questo Memorandum non sia nulla in
confronto con le molteplici attivita' dei desperados e degli agit-
prop croati, e forse anche rispetto a quelli della "diaspora" - in
Germania, America, Argentina, Italia, qualcuno di meno in Francia,
eppure anche li' -, forse anche in buona fede. E' un fenomeno molto
piu' massiccio e con caratteri di militanza. C'e' stato un vero
movimento per la Grande Croazia. Il Memorandum dell'Accademia Serba
delle Scienze del 1986, consistente di pochi paragrafi neanche ben
articolati, e' stato usato come un coltello affilato contro la gente
serba. Contemporaneamente io ho smesso di credere alle storielle
sulla "Grande Serbia". Eppure c'e' molta piu' evidenza dell'esistenza
di una ideologia della Grande Croazia che di quella della "Grande
Serbia". L'ideologia della Grande Croazia era e rimane un fatto.



Le persone generalmente hanno percezione del mondo attraverso i media
- televisione, giornali...

Anche io.



E cosi' tutti quelli che non vanno in loco

Ma anche se uno va in loco, ci va con gli interpreti, per cui io non
credo necessariamente nell'evidenza che uno trae solo dall'essere
stato in un posto. Molti giornalisti possono rimediare a questo
quando usano gli interpreti, ma e' molto raro che ci riescano. La
maggior parte dei giornalisti occidentali prendono un interprete che
parli inglese o tedesco. Dove lo prendono? Cosa gli racconta poi
quell'interprete? Dove li porta? Prima di tutto, i giornalisti di
solito non capiscono l'idioma locale. Non sanno leggere l'alfabeto
cirillico e non hanno la minima idea, per tacere poi di conoscenze
reali, su cosa fosse la Jugoslavia prima dello scoppio della guerra.
Vengono sempre portati dove sono le vittime o in base ad accordi, o
in base a notizie giornalistiche. Tutti sono stati a Sarajevo. Questo
ha sempre destato dei sospetti in me, a parte tutto.



Sente che sarebbe stato strumentalizzato, depistato, ingannato?

Molti giornalisti, della cui bravura non ho dubbi, sono stati
"nuetzliche Idioten" ["useful idiots", nelle parole di Lenin] nelle
mani dei due regimi che si sono dichiarati prime vittime, cioe'
quello croato e quello dei musulmani di Bosnia.



Lei personalmente che esperienza ha avuto dei serbi? Sono un popolo
intollerante, privo di interesse per le altre culture?

Questa e' una delle bugie peggiori e piu' mostruose. Quasi degna di
Goebbels. Cio' che si dice sul conto dei serbi e' falso. Io credo che
non si tratti solo della mia esperienza personale, ma di chiunque
abbia avuto a che fare con la cultura serba e con la gente serba. Se
c'e' un popolo nei Balcani aperto sia all'Est che all'Ovest, al Sud o
semplicemente che ha una qualche sensibilita' nei confronti del resto
del mondo, questo e' in Serbia, non certo in Croazia ne' in Slovenia.
Dov'e' che si possono trovare libri provenienti dal mondo intero,
oggi come ieri, pubblicati e tradotti? In Serbia. Molto di meno in
Croazia, ed ancor meno in Slovenia. La Serbia posso raccomandarla
entusiasticamente a chiunque si interroghi su come puo' essere un
paese. Un paese di fiumi, che altro puo' essere un paese situato
lontano dal mare? Naturalmente, la Serbia e' svantaggiata nella
visuale dei media se la confrontiamo con la Croazia - Dubrovnik,
Spalato, Zara... Ma a parte queste citta' incantevoli sull'Adriatico,
la Croazia e' un paese che si estende interamente all'interno, quasi
sconosciuto al viaggiatore o al turista... Ma la Serbia, direi, e' un
paese caldo... Nella sua storia la Serbia e' stata sempre tollerante.
Nella seconda Guerra Mondiale se c'era un paese che accettava gli
ebrei, che li proteggeva, che li ospitava nelle sue case, questo non
era la Croazia, ne' la Slovenia, ma la Serbia. La Serbia fu l'unico
paese filosemita nei Balcani, insieme alla Grecia - benche' la
Grecia, a voler essere precisi, non e' Balcani... Quello che e' stato
fatto al popolo serbo ed alle sue terre negli ultimi cinque anni e'
una enorme ingiustizia. E' una ingiustizia da urlare fino al cielo il
fatto che si sia paragonata la Serbia alla Germania nazista. Ma qual
era lo slogan durante la guerra civile spagnola? - no pasaran!, non
passeranno. Ecco, non potranno continuare cosi' per sempre.



Cosa pensa delle illazioni sugli interventi militari occidentali
contro i serbi?

Le trovo oscene. Disgraziatamente, il governo francese e quello
britannico, che inizialmente mostravano scetticismo sulla propaganda
anti-serba, sono sprofondati in tutto questo agitar di braccia e
questa violenta propaganda anti-serba. La Francia e la Gran Bretagna
hanno preso parte a questo terribile affare della NATO contro Pale,
con giustificazioni da santarellini. Percio' non mi sarei sorpreso se
alla fine, per costringere alla pace, avessero bombardato Belgrado
per la terza volta in questo secolo. Prima furono i nazisti, poi gli
inglesi e gli americani, a distruggere Belgrado di nuovo nel gennaio
del 1944. Ed anche stavolta probabilmente a Belgrado ci sono andati
vicino.



...Kinkel affermo' che gli aggressori serbi dovevano essere messi in
ginocchio. Questa per lei e' arroganza ed infamia. Cosa si sente di
dire?

Se uno come Klaus Kinkel dice una cosa del genere, beh secondo me si
tratta di una persona che e' priva di ginocchia, che non sa cosa
siano le ginocchia, che ha soltanto trampoli o forse una baionetta al
posto della gamba. Nessuno dovrebbe parlare in quella maniera, eppure
stanno succedendo un sacco di cose nella politica e nella pubblica
opinione tedesca... Io credo che il mio libro abbia portato un soffio
d'aria fresca.



Lei e' austriaco, e anche l'Austria ha giocato un ruolo significativo
con gli interventi del Ministro degli Esteri Alois Mock. Egli e'
stato uno dei primi a riconoscere Slovenia e Croazia, e quindi a
demolire il paese. Ma almeno egli si e' mosso dalla sua scrivania.

Io conosco appena l'ex Ministro degli Esteri austriaco. Ma credo di
poter dire che egli e' un convinto antifascista, poiche' egli
proviene, come una volta mi disse, dalla regione del campo di
concentramento di Mathausen. Egli ha passato li un'infanzia e
un'adolescenza scioccante. Non credo che abbia fatto cio' cercando
qualche rivincita. Il regime austriaco e' piu' meritevole di biasimo.
Piu' o meno consapevolmente noi rimproveriamo ai serbi,
collettivamente, di aver fatto crollare l'impero asburgico. Il popolo
austriaco, ovviamente non tutto, ancora mantiene un grande odio per
l'assassino di Sarajevo, Gavrilo Princip. Gli austriaci sono convinti
che egli fu mandato li' dal governo serbo e dallo stato serbo. Essi
incolpano i serbi di aver ridotto l'Austria a un paese cosi' piccolo.
Per me questo e' un evidente atavismo (...). Per quanto mi concerne,
Alois Mock non e' personalmente responsabile per il riconoscimento di
Slovenia e Croazia.



Questo diritto all'autodeterminazione veniva sbandierato da tutti, ma
non l'ho mai sentito applicato ai serbi.

Questo e' il massimo dell'assurdo. La nazione serba in Croazia e il
35% dei serbi in Bosnia Erzegovina: nessuno ha riconosciuto per loro
il diritto all'autodeterminazione. Dove sta la giustizia? Ci sono un
mucchio di chiacchiere ipocrite sul diritto alla'autodeterminazione
nazionale. Ma queste nazioni, i croati e gli sloveni, credo, se ne
era gia' andate via dallo stato Jugoslavo. Specialmente nei dieci
anni dopo la morte di Tito, esse non si sono mai lamentate di
maltrattamenti o di essere svantaggiate sotto il governo federale di
Belgrado. I loro (recenti) reclami per questi motivi, sono delle
bugie provate storicamente. I croati e gli sloveni, al contrario,
hanno ricevuto trattamenti privilegiati, economicamente, per quanto
riguarda il commercio con il Mediterraneo, e per il turismo, e altro.
Il loro cattolicesimo li ha collegati di piu' all'Europa di quanto
non sia stato per gli ortodossi.



Ha notato che i serbi, per anni, hanno lasciato in pace il ponte, ma
che i croati lo hanno fatto saltare in aria?

Certo, a Mostar, e' stata una evidente pazzia.



Ha qualche spiegazione per questo fatto? se i serbi avessero ridotto
il ponte di Mostar a pezzi, allora avremmo letto articoli su questo
sui giornali, un giorno e si e un giorno no? ... Si puo' dire che i
serbi hanno piu' rispetto per la cultura e i suoi tesori, come
Dubrovnik, dei croati?

Questo puo' avere a che fare con il vuoto di potere. Io non mi
considero competente e autorizzato a dire che l'esercito croato porta
delle responsabilita' per la distruzione del ponte, ma apparentemente
non c'erano vuoti di potere, la'. Ancora: non mi piace speculare.



La Germania ha un grande interesse per il diritto
all'autodeterminazione, specialmente di Slovenia e Croazia. Sospetta
che ci sia sotto un altro motivo?

Sospetto? Che cosa potrebbe essere piu' chiaro di cosi! Temo che sia
la solita lezione amara della storia per cui accade sempre quando la
Germania si espande. Non c'e' sempre bisogno di un piano dietro a
cio'. Io credo che questo avviene attraverso il magnetismo economico.
I negoziati politici vengono fatti sempre attraverso il potere
economico. Non credo che avvenga nell'altro modo, cioe' che la
politica venga prima.



Quale puo' essere l'interesse della Germania nella dissoluzione della
Jugoslavia?

Mi chiede troppo. Non mi piace parlare di politica. Ci sono libri che
lei conosce, in cui si dice che i servizi segreti tedeschi hanno
collaborato con il governo croato (jugoslavo) e hanno
sistematicamente preparato il collasso della Jugoslavia. Anche prima
della guerra, negli anni '80, ci sono documenti che azzardano tali
sospetti. Ma come autore, io devo tenere la bocca chiusa.



Una volta, lei disse che la Germania aveva interesse ad avere dei
piccoli stati lacche' attorno ai suoi confini...

E' vero. Dopo il crollo della Jugoslavia, sono stato spesso in
Slovenia, che una volta era una delle regioni mie favorite, in parte
per via dei miei antenati, mia madre e i fratelli di mia madre, che
erano sloveni. Ci sono andato spesso, e ogni volta ho constatato...
che lo stato [indipendente] di Slovenia veniva ridisegnato o come una
provincia dell'Austria o come una fonte di manodopera per la
Germania. Anche le persone che si trovavano a capo della Repubblica
di Slovenia, quando faceva parte della Jugoslavia, avevano piu'
presenza, piu' potere, piu' carisma come uomini di Stato di quanto ne
abbiano adesso. La leadership della Slovenia e' diventata un
tirapiedi, come degli inservienti di teatro, e neanche cosi' capaci,
per servire Germania, Austria, e in qualche modo, anche l'Italia. E
questo e' qualcosa che chiunque va li' puo' notare subito.



Con Tudjman hanno fatto male i calcoli...

Ora e prima della guerra, ho apprezzato molto alcuni articoli apparsi
sul supplemento della domenica della "Frankfurter Allgemeine
Zeitung" ["FAZ" - Gazzetta Generale di Francoforte, il principale
quotidiano tedesco; n.d.crj]. Essi hanno sempre presentato la
Slovenia in un modo che a me piaceva molto; per esempio c'era una
fotografia di una chiesa barocca in un campo di grano e cosi' via. Mi
piacevano questi articoli; non c'era irredentismo, ma soltanto un
soffermarsi sul paesaggio, sulle regioni, sulla vita di villaggio.
Non si stava scrivendo la storia, la'. Ma appena la guerra e'
iniziata, tutto questo ha avuto fine. Non lo notai sul momento, ma
non sono da biasimare (...)



... Il sig. Reissmueller [editorialista della FAZ per le questioni
internazionali, n.d.crj] e' molto aggressivo...

Per me quell'uomo e' un criminale di guerra. Qualcuno dovrebbe
raccogliere con precisione tutto quello che ha scritto, esaminarlo
alla lettera. Lo farei molto rispettosamente. E' trasparente
incitamento alla guerra, come dicevano loro, un chiaro caso di odio
etnico. Non c'e' niente di piu' da dire.



Ho sentito delle storie di stupro. Su queste storie sono state fatte
pochissime ricerche. Ma poi il parlamento tedesco ha tenuto una
sessione speciale. Mi chiedo se non sia venuta prima l'iniziativa
politica e poi gli articoli e i commenti.

No, seppure strano, non penso sia stato cosi'. Non e' venuta prima la
politica tedesca e poi la stampa. E' stata la stampa tedesca,
specialmente la stampa di destra, la "Frankfurter Allgemeine Zeitung"
e i suoi giornalisti, che hanno fortemente influenzato la politica
tedesca. E' chiaro! E' un fenomeno strano, questo immenso potere che
oggi hanno i media e la stampa. Avevo ragione a dire, forse con
durezza, che per quanto riguarda la Germania, la stampa, e in
particolare il Frankfurter Allgemeine, costituisce il "Quarto Reich".
Esattamente come Viktor Klemperer, ebreo, ha di recente studiato il
linguaggio del Terzo Reich, cosi' oggi noi possiamo caratterizzare,
in base al linguaggio, il Frankfurter Allgemeine come il linguaggio
del Quarto Reich.



... e Reissmueller e' il Goebbels del Quarto Reich.

Quello di Reissmueller e' un misto di visionario piu' Goebbels. Ma
Reissmueller non ha il gergo sportivo di Goebbels. Egli parlava
sempre come un pugile o un maratoneta. No e' piu' un misto tra un
utopista e un boia. Questa gente dovrebbe essere portata davanti a un
giudice e incriminata. [Essi richiedono] questo e quello; sarebbe
meglio fare questo, oppure... Questo e' il modo in uso nei Tribunali
del popolo nazisti [Volksgericht]. Ricordiamoci di Mr. Roland
Fleicher [avvocato nazista]. Anche se il confronto puo' sembrare un
po' forzato, ogni epoca ha i suoi demonizzatori e nuove forme di
maliziosita' e disprezzo per l'umanita' e sempre nuove tecniche di
travestimento. Al momento, le cose sono state camuffate per bene. La
cosa peggiore e' che gli affari del Quarto Reich non si fermano mai.
Andra' avanti fino alla fine del tempo. La stampa, un certo tipo di
stampa, avra' potere fino al Giudizio Universale. E a sua
disposizione ha apparenze civilizzate. Un racconto di un testimone
oculare funziona sempre. Notevole. Ho fatto una ricerca sulla
grammatica e sulla struttura di questi racconti apparentemente
obiettivi. Dallo stile grammaticale della prima frase, gia' si
capisce quale sara' la conclusione. Pochi mesi fa sul New Yorker
Magazine ho letto una storia ambientata a Tuzla. La guida dell'autore
vive la' e naturalmente parla inglese. E' andata ad una scuola
americana. Si trovavano a Tripoli, in Libia... Questo giovane uomo
che parla inglese, diventa cosi' l'eroe della storia. La prima frase
dice: "Harun - oppure Haris - subi' la pulizia etnica giocando a
carte con gli amici a Sarajevo." Questa e' la prima frase, e, io
penso, prima di tutto, che questa e' pessima letteratura. In secondo
luogo il taglio della storia diventa immediatamente trasparente.
Terzo: e' politicamente miope scrivere certe cose. E la cosa va
avanti cosi' per tutto l'articolo.

Per me il modo come sono stati trattati i serbi, come popolo intero,
e' chiaramente il primo grande passo dei media verso il Quarto Reich.



... un breve chiarimento: In Austria, attualmente, circola l'idea del
Quarto Reich come una nuova edizione, se non una continuazione, del
Terzo Reich. E' questo quello che intende? oppure lei ha in mente in
Quarto Reich come un quarto potere nello stato?

E' una metastasi del Terzo Reich. Il Quarto Reich e' proprio
altrettanto pessimo come lo fu il Terzo. La sola differenza e' che si
nasconde sotto una superficie umana. Esso scatta per aiutare le
vittime. Ma e' altrettanto pessimo. E' un altro cancro, che temo non
sia curabile. Si diffonde soltanto.



Il sig. Levy e il sig. Finkielkraut, naturalmente l'hanno attaccata...

Esatto. Ma loro non sono scrittori. Loro sono "I nuovi filosofi". Non
so perché siano stati chiamati "nuovi" o "filosofi". C'è stata
un'epoca all'inizio della guerra in cui loro hanno avuto bisogno di
me. Avevano bisogno di qualcuno che non fosse un filosofo, ma un
autore, un autore riconosciuto che, al contrario di loro, avesse una
qualche conoscenza della Jugoslavia. Dopo alcuni incontri con
Finkielkraut e Bernard Henri Levy, mi fu chiaro che loro volessero
soltanto usarmi. Ma appena presi le difese della Serbia, non mi
vollero più vedere. Questo è un gruppo veramente poco comunicativo. E
appartiene al Quarto Reich. Ci sono un sacco di soldi in ballo. E
potere. In Francia i libri e i mezzi elettronici sono completamente
controllati da una catena di gente come questa. Non si riesce più a
far arrivare nessuna notizia. La stampa francese e la TV sono
pressoché totalmente sotto il controllo di Bernard Henri Levy, così
come di Finkielkraut. Alcune persone lo ridicolizzano, ma in virtù di
tutti quegli indecenti, decorati, pessimi diari che lui [Levy]
pubblica sulla guerra in Bosnia, nessuno lo attacca più. Non un
singolo attacco. Prendono tutto come una buona letteratura. Tutto
quello che basta fare è prendere un paio di frasi nel dizionario
Robert's dei luoghi comuni. Il suo lavoro è sbagliato nei suoi punti
di vista, e pieno di errori di grammatica. Da non credere. Ma nessuno
fa niente. C'è in giro un sacco di denaro, e di potere. Tutto questo
mi fu chiaro dopo che mi incontrai un paio di volte con i "nuovi
filosofi". Decisi di non firmare nulla. E non sarei più andato ai
loro incontri. Hanno usato questo fatto contro di me, ma è meglio così.



Questi signori Finkielkraut e Levy pero' mi interessano. Potrebbero
guadagnare soldi scrivendo altro, invece il primo elogia la
democrazia di Tudjman, l'altro dice che l'Europa inizia a Sarajevo.
Chi li ha ingaggiati?

Gli intellettuali (non intendendo niente di negativo) non sono a
corto di denaro, oggigiorno. Perciò non è il denaro che li spinge. E'
il potere, il potere più del denaro. Certamente denaro e potere sono
strettamente connessi. Bernard Henri Levy, credo, non ha una
spiegazione per la sua demonologia. E' taciturno, ma ingannevole.
Taciturno e ingannevole, malizioso. E' una meraviglia speculare come
il suo diario di Bosnia ci mostri una quadro in cui esiste un secondo
potere, oltre a quello del governo, di Chirac, etc., un potere etico
e morale. Questo è quello che lui immagina. Ma questa è la
difficoltà, poiché moralmente ed eticamente, lui è una papera morta.
(Come noi diciamo in un proverbio austriaco, "sotto il cane").

Una volta vidi una scena girata, penso, dalla TV tedesca, in cui Levy
va al Centro Culturale Jugoslavo a Parigi, con un gruppo di suoi
seguaci. A questo punto la donna che dirige il centro desidera
chiudere l'edificio. Lei rifiuta di passare la chiave agli intrusi.
Levy e il suo assistente, prendono la chiave alla donna con la forza.
Per due o tre minuti questa donna, abbastanza anziana, urla, grida:
"No, non voglio darvi la chiave, non vi appartiene. Non potete
entrare qui."

Levy rimane li, proprio come il commissario comunista dei film di
seconda categoria con il suo soprabito di pelle nero, e, sorridendo,
osserva il suo amico mentre rigira e strappa la chiave dalle mani
della donna. Questa immagine dovrebbe essere trasmessa dai notiziari
della sera, per tutti i tre minuti, su ogni emittente TV del mondo
per far vedere come questo autoproclamato difensore di Sarajevo e
della Bosnia, si comporta con la gente di tutti i giorni. Mi
piacerebbe che tutto il mondo lo guardasse.



E' convinto che tutte queste persone che oggi fanno queste cose,
potranno correggersi?

No, sarebbe troppo facile. E' tragica, la storia della Jugoslavia, la
storia dell'Europa in questo secolo. Come la storia avviene e come la
storia viene scritta, sono due cose unite insieme. Questa storia va
insieme con la storia del popolo ebreo. Queste sono le due storie
tragiche. E probabilmente non saranno corrette. Pensare in questo
modo, che un giorno le cose potranno essere viste differentemente,
penso, sarebbe un falso ottimismo. Questa gente non cambia. Con il
loro linguaggio e le loro immagini hanno commesso così tanti crimini,
crimini veri, contro la Jugoslavia. Ci sono crimini che possono solo
essere perpetuati. Non c'è via di ritorno.



Quale è stata la sua peggiore esperienza dopo la pubblicazione del
libro? Ha ricevuto incoraggiamenti da qualcuno al di fuori della sua
famiglia?

Non ho avuto nessuna brutta esperienza. Ci sono stati insulti e
manifestazioni di odio verso di me nei media, specialmente nei
tedeschi, austriaci e svizzeri, e anche francesi e spagnoli. Mi hanno
colpito, ma come un personaggio di Kafka, li accetto, come se
appartenessero alla storia.



...Posso incassare tutto quello che dicono di me, senza che mi
colpiscano realmente...

La "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (di destra) scrive del mio
"respirare l'odore di sangue, di terra, di corpi e di guerra" etc. E
la "Frankfurter Rundschau" (di sinistra) dice che io "passeggio sui
corpi", con quello che scrivo. Questo mi colpisce. Ma quando vado
indietro e passo al setaccio ogni frase che ho scritto, trovo, dopo
tutto quello che viene detto e fatto, che io non ho scritto una sola
frase che sottovaluti le vittime. Ognuna delle mie frasi, credo, è
estetica, morale e giusta.

In Francia il mio libro uscirà tra due mesi. E sono pressoché certo
che la critica dirà, come in Germania, che io ho macchiato il mio
lavoro precedente con quello che ho scritto qui. Il mio unico
traduttore in Francia, mi disse: "Non osare pubblicare quella cosa,
oppure farai kaputt da te stesso, o sarai la rovina di te stesso." Ma
sono grato alla Gallimard che mi ha pubblicato il libro.



Reissmueller la bolla come profittatore di guerra.

Non credo di esserlo. Per la prima volta in 24 anni, ho dato una
lettura pubblica del libro, in Austria e in Germania. E il piccolo
guadagno che ho fatto l'ho donato per aiutare le vittime. Il viaggio
nella Serbia l'ho pagato con i miei soldi, di tasca mia - biglietto
aereo, albergo, cibo, tutto - Mi piacerebbe sapere se i giornalisti
fanno la stessa cosa, se esiste un solo giornalista in tutto il mondo
che abbia viaggiato nelle zone di guerra a proprie spese.



I media sono i più grandi profittatori di guerra. Chi li appoggia?

Molta, molta gente che io non conosco mi scrive, molti lettori. Essi
dicono: "almeno prendiamo una boccata di aria fresca. Almeno leggo
qualcosa di diverso sulla guerra."



Nessun personaggio pubblico ha avuto la ventura di appoggiarla?

Nessuno, ma non ne ho bisogno.



Sarebbe potuto succedere che qualcuno dicesse: "Bene, ci uniremo al
movimento. Hai ragione." E' impossibile avere questa opinione in
Europa Occidentale?

E' impossibile. E' anche peggio del politically s-correct. E' come un
tabù. E' come rompere un tabù o commettere un crimine contro la
storia. E' qualcosa che non deve essere fatto, non ora, almeno. Nel
frattempo, prima del mio, sono apparsi altri libri, ma parzialmente
nascosti alla visione pubblica. Altri ancora appariranno. Il
giornalista Mira Becher, che probabilmente lei conosce, ha pubblicato
una storia dei media in tutte le guerre degli ultimi 150 anni,
cominciando con la guerra di Crimea e terminando con la guerra in
Bosnia. L'editore e' la DTV. E' un buon segno che questo libra esca
con la DTV, poiché è un grande editore. Ma rimane da vedere se questo
problema verrà discusso sul serio. Finora ci sono stati uno o due
casi di pensiero alternativo sulla guerra in Jugoslavia, ma nessuno
ha raggiunto il pubblico. Anche l'articolo di Bittermann, che avete
pubblicato. Io non credo neanche che abbia attratto un gran numero di
lettori. Il mio e' stato il primo e potrebbe essere l'ultimo libro
sulla guerra in Jugoslavia. Potrebbe anche non essere mai letto, ma
la parola è uscita, rivolta al popolo tedesco, al popolo austriaco -
semmai esiste un "popolo tedesco".

Cio' che sento per strada è: "Hai ragione". La gente dice: "I serbi
non dovrebbero essere trattati così". Una cosa, allora, è venuta
fuori: i serbi non possono essere così. E anche se il libro non
venisse letto, sarà utile quando la gente in questo paese penserà:
"No, non possiamo più accettare questa roba".



Traduzione in italiano a cura del Coordinamento Romano per la
Jugoslavia, 1997

 
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IN DIFESA DELLA JUGOSLAVIA
Il j'accuse di Slobodan Milosevic 
di fronte al "Tribunale ad hoc" dell'Aia" 
(Ed. Zambon 2005, 10 euro)
 
Tutte le informazioni sul libro, appena uscito, alle pagine:
 
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ICDSM - Sezione Italiana
c/o GAMADI, Via L. Da Vinci  27 -- 00043 Ciampino (Roma)
tel/fax +39-06-7915200 -- email: icdsm-italia @ libero.it
  *** Conto Corrente Postale numero 86557006, intestato ad 
  Adolfo Amoroso, ROMA, causale: DIFESA MILOSEVIC ***
LE TRASCRIZIONI "UFFICIALI" DEL "PROCESSO" SI TROVANO AI SITI:
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Lettre ouverte à Madame Del Ponte, procureur au TPIY,
Et aux médecins désignés par le TPIY
 
Maître Jacques Vergès et Docteur Patrick Barriot
 
Les médecins possèdent l’art de soigner et d’atténuer les souffrances de leurs patients au moyen de médicaments donc l’efficacité ne cesse de croître. Malheureusement ce pouvoir thérapeutique est parfois utilisé pour réduire au silence des prisonniers irréductibles.
 
Le cas du prisonnier IT.02.54.T
 
Slobodan Milosevic souffrait d’une hypertension artérielle sévère et mal équilibrée (pression artérielle systolique atteignant fréquemment 220 à 230 mmHg), aggravée par ses conditions de détention. Cette hypertension artérielle avait des répercussions cardiaques et cérébrales : hypertrophie ventriculaire gauche, troubles de la repolarisation dans les dérivations précordiales de l’électrocardiogramme pouvant faire évoquer une ischémie, athérosclérose des vaisseaux du cou (en particulier de la carotide droite) et des vaisseaux intracrâniens. Cette hypertension sévère justifiait un traitement lourd associant : un béta-bloqueur (metoprolol : 200 mg), un inhibiteur calcique (amlodipine : 20 mg), un inhibiteur de l’enzyme de conversion (enalapril : 40 mg) et un diurétique (hydrochlorothiazide : 50 mg). 
 
Au cours du deuxième semestre de l’année 2005, Slobodan Milosevic présenta également des signes de souffrance cochléo-vestibulaires, en particulier des signes auditifs, devenant progressivement invalidants : bourdonnements d’oreilles (acouphènes), diminution de l’acuité auditive de type surdité de perception prédominant à droite, douleurs auriculaires droites aggravées par le port des écouteurs, vertiges. Il s’agissait selon toute vraisemblance d’une atteinte de l’oreille interne d’origine vasculaire.
 
Une pathologie vasculaire aggravée par le stress
 
Les conditions de la détention de Slobodan Milosevic ont joué un rôle dans l’aggravation de sa pathologie vasculaire, en particulier le stress lié à l’isolement familial. Depuis son enlèvement et son incarcération à La Haye, soit depuis près de 5 ans, Slobodan Milosevic n’avait pas été autorisé à recevoir la visite des membres de sa famille. Il y a quelques mois, Slobodan Milosevic écrivait en français à monsieur Javier Solana, secrétaire général du Conseil de l’Union Européenne (UE) et Haut Représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), la lettre suivante : « Monsieur  Solana. Vous savez bien que je dirigeais mon pays et ses forces armées au moment où vous avez déclenché les frappes contre la Yougoslavie et vous n’ignorez pas qu’à présent  je me trouve dans votre prison de Scheveningen. La différence fondamentale entre ma personne et les autres détenus qui m’entourent ne réside pas seulement dans le fait que je suis le seul chef d’Etat emprisonné ici mais également dans le fait que je suis la seule personne qui se voit privée de la possibilité de voir sa famille. Je vous décris ma situation car je ne suis pas sûr que vous soyez informé des conditions de ma détention et je ne peux imaginer qu’un homme digne de respect puisse se rendre responsable d’une telle vilenie. Les mesures de rétorsion à l’encontre de l’épouse et des enfants d’un adversaire sont indignes d’un homme d’honneur. Au regard des hautes fonctions qui furent les vôtres et qui sont également les vôtres aujourd’hui, je ne peux douter que vous prendrez les mesures nécessaires afin que les membres de ma famille puissent se rendre et séjourner librement aux Pays-Bas pour me rendre visite. Slobodan Milošević. » A l’évidence ces mesures nécessaires n’ont jamais été prises.
 
Le stress lié à l’organisation de sa défense a également joué un rôle délétère de l’avis même du cardiologue hollandais nommé par le TPIY, peu suspect, nous le verrons, de compassion à l’égard de son « Accusé ». Dans une  lettre datée du 23 novembre 2005, le Dr. P. Van Dijkman (service de cardiologie de l’hôpital Bronovo) écrit au Dr. P. Falke (médecin du Centre de détention) : « Au regard du programme de travail, il est normal que le patient se sente fatigué. Il participe à trois sessions par semaine et passe le reste du temps à les préparer, en interrogeant, entre autres, ses témoins. Cela ne laisse pas beaucoup de temps pour se reposer. Il est probable que la pression artérielle va augmenter à nouveau au cours de sessions génératrices de stress » (1).
 
L’expertise médicale du 4 novembre 2005
 
Trois médecins spécialistes indépendants ont examiné, à sa demande, Slobodan Milosevic le 4 novembre 2005 : le Dr. M. Shumilina, angéiologue, spécialiste de la circulation veineuse cérébrale à l’Institut de chirurgie cardio-vasculaire Bakoulev de Moscou ; le Pr. V. Andric, oto-rhino-laryngologiste (service d’ORL, hôpital VMA de Belgrade) et le Pr. F. Leclercq, chef de service de cardiologie à l’hôpital Arnaud de Villeneuve (CHU de Montpellier).
 
           Le Pr. F. Leclercq confirmait la présence de signes électrocardiographiques suspects et prescrivait des examens complémentaires (scanner coronaire, scintigraphie myocardique) afin de mieux évaluer la circulation coronaire (2). Peu après l’annonce du décès de Slobodan Milosevic, le Pr. F. Leclercq nous a adressé un message précisant : « Je suis triste que les examens que nous avions demandés n’aient pas été réalisés ». En outre, le Pr. F. Leclercq insistait sur la nécessité d’une période de repos efficace: « Il est incontestable que le stress participe aux irrégularités de la pression artérielle et qu’une période de repos doit être prescrite ».
 
Le Dr. M. Shumilina et le Pr. V. Andric confirmaient l’origine vasculaire des signes cochléovestibulaires invalidants (3, 4). Au vu des examens réalisés, en particulier l’imagerie par résonance magnétique (IRM), le Dr. M. Shumilina mettait en évidence des anomalies vasculaires à plusieurs niveaux : tronc brachiocéphalique, artère carotide interne droite, artère vertébrale droite, artères coronaires. Il existait en outre, selon elle, des anomalies de la circulation veineuse cérébrale liées à un traitement inadéquat de la pathologie vasculaire dont souffrait Slobodan Milosevic. Le Dr. M. Shumilina et le Pr. V. Andric prescrirent également des examens complémentaires (doppler des vaisseaux du cou, artériographie cérébrale). 
 
Le point crucial de cette expertise indépendante est que les trois spécialistes établissaient un lien entre les signes cochléovestibulaires (en particulier la surdité de perception) et l’hypertension artérielle. Or ce lien a été vigoureusement nié par les médecins hollandais désignés par le TPIY, à l’exception du Dr. J. De Laat (Leiden University Medical Centre) qui écrivit le 28 novembre 2005 au Dr.  P. Falke : « Il est probable que l’état cardiovasculaire du patient joue un rôle dans cette atteinte auditive » (5). Mais son avis fut ignoré.
 
La conclusion du rapport des médecins indépendants était sans ambiguïté : « Compte tenu des résultats des examens médicaux consultés dans le dossier et réalisés lors de la visite du 4 novembre 2005, nous pouvons conclure que l’état de santé du patient n’est pas stabilisé et que des complications sont possibles. Son état nécessite la poursuite des explorations avec pour objectif de préciser l’origine des troubles présentés. Il est nécessaire de proposer au patient une période de repos, c’est-à-dire la cessation de toutes les activités physiques et de tous les efforts intellectuels pendant au moins 6 semaines» (6). Le rapport du groupe d’experts soulevait donc des problèmes non résolus, à la fois d’ordre diagnostique et thérapeutique. Il soulignait également la gravité et l’urgence de la situation. Il fut cité à l’appui d’une demande de mise en liberté provisoire en vue d’une hospitalisation à l’Institut Bakoulev de Moscou, la Russie offrant toutes les garanties de sécurité pour le retour de Slobodan Milosevic à La Haye, une fois le traitement effectué. L’Institut Bakoulev possède un plateau technique offrant à la fois les possibilités diagnostiques (coronarographie, artériographie cérébrale) et thérapeutiques (dilatation coronaire, endartériectomie carotidienne) requises, ainsi que des spécialistes du plus haut niveau  sous la direction du Pr. L. Bockeria. Le Pr. L. Bockeria qualifiait l’état de Slobodan Milosevic de « critique » et  prédisait une « catastrophe cardio-vasculaire » (7).
 
Désaccords et controverses
 
Les conclusions du groupe d’experts indépendants furent contestées par les médecins hollandais assignés par l’autorité pénitentiaire et firent l’objet d’une double controverse. D’abord une controverse opposant le Pr. F. Leclercq au Dr. P. Van Dijkman. Dans un rapport adressé à H. Holthuis, greffier du TPIY, daté du 14 novembre 2005, le Dr. P. Falke déclare : « Contrairement à la conclusion commune des médecins examinateurs (V. Andric, F. Leclercq et M. Shumilina), le spécialiste traitant (P. Van Dijkman) conclut qu’il est peu probable que les anomalies vasculaires aient un lien direct avec les symptômes présentés. Le spécialiste traitant estime qu’une période de repos n’aura pas d’influence positive sur ces symptômes» (8, 9). Cet avis est confirmé quelques jours plus tard par une  lettre du Dr. P. Van Dijkman, datée du 18 novembre 2005 et adressée au Dr. P. Falke. Voici ce que déclare dans cette lettre le Dr. P. Van Dijkman à propos des prescriptions du Pr. F. Leclercq  (examens complémentaires et repos) : «  Ce dernier point me semble quelque peu excessif au vu des examens déjà réalisés (…). A ce jour, je ne vois aucun argument pour modifier la procédure et, de mon point de vue, il n’y a pas d’élément d’ordre cardiologique pour modifier le déroulement actuel du procès » (10).  Position réaffirmée quelques jours plus tard dans une lettre datée du 1er décembre 2005, adressée à nouveau par le Dr. P. Van Dijkman au Dr. P. Falke : « Dans mon courrier du 18 novembre 2005, je signalais que je ne voyais pas de raison de modifier la prise en charge et que, d’un point de vue cardiologique, il n’y avait pas de raison non plus de modifier le déroulement du procès (...). Les trois médecins étrangers qui ont examiné Mr. Milosevic recommandent qu’une période de repos de 6 semaines lui soit accordée immédiatement. Il s’agit d’une durée déterminée de façon arbitraire et à l’appui de laquelle, à mon avis, aucun argument solide n’est apporté » (11). Le Dr. P. Van Dijkman, nous le voyons, conteste de façon péremptoire l’avis d’un professeur de cardiologie. Il conteste à la fois la prescription d’examens complémentaires chargés de préciser le diagnostic et l’octroi d’une période de repos nécessaire au plan thérapeutique. Il se déclare néanmoins incompétent sur la pathologie cochléo-vestibulaire et il ne se prononce pas sur l’avis du Dr. M. Shumilina concernant les troubles vasculaires. Il aurait dû prendre en compte les avis de ses confrères ou demander l’avis d’un interniste. Trop sûr de lui, il semble plus à l’aise pour réduire le temps de repos d’un homme malade que pour établir un bon diagnostic. Il est important de préciser que, de l’avis même du Pr. J.H. Kingma (ancien Inspecteur-général de la Santé des Pays-Bas), le Dr. P. Van Dijkman aurait dû prendre l’avis d’un autre spécialiste : « Le Pr. Kingma estime qu’un avis spécialisé supplémentaire devrait être requis pour conseiller le Dr. P. Van Dijkman dans le traitement de l’Accusé. Un spécialiste en médecine interne serait probablement de bon conseil à ce stade parce que l’Accusé souffre d’hypertension artérielle, affection qui touche tous les organes et pas seulement le cœur. Le Pr. Kingma propose de parler au Dr. P. Van Dijkman de la possibilité de demander un avis supplémentaire » (12, 13)
 
La deuxième controverse opposait le Dr. M. Shumilina au Dr. N. Aarts (neuroradiologue hollandais) sur le lien entre les symptômes cochléo-vestibulaires observés et l’hypertension artérielle mal traitée. Pour le Dr. M. Shumilina et le Pr. V. Andric, l’origine vasculaire des troubles sensoriels auditifs ne faisait pas de doute et ils contestaient l’interprétation du médecin hollandais (14). Un document du TPIY daté  du 14 décembre 2006 précise sans la moindre ambiguïté : « Le Dr. N. Aarts, spécialiste agréé par le tribunal, estime que Mr. Milosevic ne présente aucune pathologie nécessitant un traitement » (15). Seul le Dr. J. De Laat, nous l’avons dit, a confirmé le lien entre la pathologie vasculaire et les signes cochléo-vestibulaires, mais son avis n’a pas été pris en considération.
 
L’assurance, l’arrogance dirons-nous, avec laquelle le Dr. P. Van Dijkman a contesté l’avis du Pr. F. Leclercq et l’arrogance avec laquelle le Dr. N. Aarts  a contesté l’avis du Dr. M. Shumilina et du Pr. V. Andric sont suspectes. Ces « experts agréés par le TPIY » n’ont pas accordé la moindre place au doute diagnostique ni aux règles de déontologie, que ce soit à l’égard d’un homme malade, dont ils avaient en charge la santé, ou à l’égard de confrères, dont l’avis aurait dû être pris en compte au vu de leur expérience et de leur compétence. En réalité ces médecins ont été beaucoup plus influencés par les arguments du procureur que par ceux de leurs confrères. Notons à nouveau que la seule fois où un médecin désigné par le tribunal s’est déclaré incompétent et a confié le dossier à un autre collègue, ce dernier est allé dans le sens des experts indépendants. L’avis du Dr. J. De Laat avait été sollicité par le Dr. H. Spoelstra (service ORL de l’hôpital Bronovo) dans une lettre datée du 21 novembre 2005 car ce dernier, mandaté par le TPIY, estimait que certains troubles présentés par Slobodan Milosevic sortaient de son champ de compétence et il souhaitait l’avis d’une tierce personne (16).
 
Des accusations non fondées  concernant la non-observance du traitement
 
Au mois de juillet et au mois d’août 2004, le  Dr. P. Van Dijkman et le Pr. R. Tavernier ont adressé des rapports au TPIY exprimant des doutes sur le fait que l’« Accusé » prenait bien son traitement (17). Il est important de noter qu’à la suite de cette accusation médicale, plusieurs mémorandums confidentiels ont été rédigés par les autorités du centre de détention : mémorandum du 31 août 2004 signé T. McFadden, directeur du Centre de détention, mémorandum du 14 octobre 2004 signé T. McFadden,  mémorandum du 26 octobre 2004 signé J. Hocking, greffier-adjoint du TPIY (18, 19, 20). Ces mémorandums accréditaient la thèse des médecins et proposaient des mesures de rétorsion visant à empêcher Slobodan Milosevic d’assurer seul sa défense (21) et à supprimer les facilités qui lui avaient été accordées pour préparer ses témoins.

 

Fin 2005 et début 2006 une nouvelle série de mémorandums émanant des autorités du centre de détention visait une fois de plus à réduire les droits de la défense : mémorandum du 7 mars 2005 signé J. Hocking, mémorandums du 6 décembre et du 19 décembre 2005 signés T. McFadden, mémorandum du 20 décembre 2005 signé H. Holthuis, mémorandum du 6 janvier 2006 signé P. Falke, mémorandum du 1er février 2006 signé F. Gilmour, directeur-adjoint du centre de détention, mémorandum du 13 février 2006 signé F. Gilmour (22, 23, 24, 25, 26, 27). Tous ces mémorandums accusaient à nouveau Slobodan Milosevic d’aggraver volontairement son état de santé en refusant d’absorber les médicaments prescrits par le Dr. P. Van Dijkman et en absorbant d’autres médicaments non prescrits. Ces mémorandums s’appuyaient sur des rapports médicaux précisant que les taux sanguins des médicaments prescrits étaient anormalement bas. De bonne foi, Slobodan Milosevic proposa alors de se soumettre à des examens sanguins, sous strict contrôle médical, afin de doser les médicaments prescrits et de rechercher d’éventuels médicaments non prescrits. L’examen le plus important fut réalisé le 12 janvier 2006 (28, 29, 30). Le rapport émis le 24 janvier 2006 par le Dr. D. Uges et le Dr. D. Touw (pharmaco-toxicologues, experts en médecine légale) concluait qu’« il y a de solides arguments dans les données pharmacologiques issues de ces tests pour soutenir que l’« Accusé » ne prend pas ou prend de façon irrégulière son traitement, et qu’il semble évident que ce peut être la cause de l’hypertension artérielle persistante ». Ce rapport mettait, une fois de plus, en évidence des taux anormalement bas de médicaments prescrits, alors qu’ils avaient été absorbés sous strict contrôle médical dans le cadre d’examens sanguins librement acceptés, et même réclamés par Slobodan Milosevic. Notons par ailleurs que les toxicologues se sont limités au dosage du metoprolol et de l’amlodipine et qu’ils n’ont pas jugé utile de doser l’enelapril (élément pourtant essentiel du traitement) ni l’hydrochlorothiazide. Le rapport stipule clairement : « Nous avons décidé de ne pas doser l’enalapril ni l’hydrochlorothiazide ». En outre, la sensibilité des méthodes de mesures utilisées est sujette à caution, le laboratoire du Dr. D. Uges et celui du Dr. D. Touw n’utilisant pas les mêmes méthodes. Le Dr. D. Touw semble avoir utilisé une méthode de détection en chromatographie UV peu sensible et non une méthode séparative de chromatographie en phase liquide. Or l’interprétation des résultats diffère en fonction  de la sensibilité des méthodes de mesure, une activité hémodynamique pouvant être observée à partir de 6 microgrammes par litre pour l’amlodipine et à partir de 20 microgrammes par litre pour le metoprolol.
 
Un point capital doit être souligné à propos de la prise de sang du 12 janvier 2006 : à aucun moment n’apparaît dans le bilan émis par le laboratoire au mois de janvier la mention de la découverte de rifampicine. En revanche, cet antibiotique, réputé pour son aptitude à déclencher un phénomène d’induction enzymatique, est cité dans la discussion visant à trouver une explication aux taux anormalement bas de metoprolol et d’amlodipine. Un taux sanguin abaissé peut en effet résulter, entre autres, d’une mauvaise absorption digestive, d’interactions médicamenteuses variées, d’un mécanisme d’induction enzymatique ou d’une métabolisation rapide par duplication génique (CYP2D6, CYP3A4). Il est écrit dans le rapport : « Dans la mesure où l’amlodipine est un substrat de l’enzyme CYP3A4, la concentration d’amlodipine peut baisser en cas d’induction enzymatique liée par exemple à une prise de rifampicine », et plus loin : « A ce stade, nous ne pouvons pas fournir d’explication satisfaisante pour ces taux bas de metoprolol et d’amlodipine ». En d’autres termes, lorsqu’ils rendent les résultats des tests sanguins, au mois de janvier 2006, les experts en toxicologie n’ont aucune certitude, seulement des suppositions. Ils évoquent la possibilité d’une induction enzymatique et ils citent « à titre d’exemple » un bon inducteur enzymatique : la rifampicine. Mais ils ne signalent à aucun moment la présence de rifampicine dans les échantillons de sang. Curieusement, deux mois plus tard, ils annoncent avoir découvert  un taux élevé de rifampicine dans les prélèvements du 12 janvier, à savoir 0,8 mg/l de rifampicine et 1,1 mg/l de désacétyl-rifampicine, ce qui correspond selon eux à l’absorption d’une dose thérapeutique (environ 10 mg/kg/j soit 2 gélules de 300 mg en une seule prise pour un adulte). Or ce résultat, qui apparaît dans une lettre du Dr. D. Touw au Dr. P. Falke datée du 23 février 2006 (31), puis dans une lettre du Dr. P. Falke au greffier H. Holthuis datée du 3 mars 2006 (32),  n’a été communiqué à Slobodan Milosevic que le 7 mars 2006.
 
Slobodan Milosevic n’a jamais absorbé de rifampicine dans le but d’aggraver son état de santé et il na pas absorbé le moindre antibiotique durant ses années de détention. Soulignons à nouveau que la pathologie cardiovasculaire dont souffrait Slobodan  Milosevic ne constituait ni une contre-indication absolue ni même une contre-indication relative à la prise de cet antibiotique actif contre de nombreuses maladies bactériennes, pas seulement la tuberculose ou la lèpre. La rifampicine, en cas de prises répétées, est seulement capable de diminuer (et non d’annuler) l’efficacité de certains traitements par un mécanisme d’induction enzymatique. Plusieurs questions viennent naturellement à l’esprit concernant les méthodes des « experts toxicologues » : comment se fait-il que la présence de rifampicine n’ait pas été contrôlée sur différents échantillons de sang ? Comment peut-on affirmer qu’une prise occasionnelle de rifampicine peut annuler les effets d’une puissante association thérapeutique (diurétique, inhibiteur calcique, beta-bloqueur, inhibiteur de l’enzyme de conversion) ? Pourquoi ne pas avoir réalisé un bilan hépatique à la recherche d’une augmentation des transaminases ? Pourquoi ne pas avoir dosé l’enalapril et l’hydrochlorothiazide ?  Pourquoi ne pas avoir dosé les métabolites de ces médicaments ? Pourquoi ne pas avoir dosé les médicaments avec une méthode séparative plus sensible telle que la chromatographie en phase liquide ? Pourquoi avoir attendu le 7 mars pour rendre à l’intéressé les résultats d’une prise de sang remontant au 12 janvier ? Pourquoi la feuille informatisée attestant le dosage de rifampicine n’a-t-elle jamais été produite par le Dr. D. Uges ? On reste stupéfait devant tant de légèreté, de lacunes et d’incompétence. 
 
Si Slobodan Milosevic avait vraiment voulu diminuer l’efficacité de son traitement, il était plus facile de ne pas absorber le traitement que d’absorber à la fois son traitement antihypertenseur et un médicament non-prescrit (la rifampicine), difficile à se procurer, susceptible d’être découvert lors d’une fouille (comprimés généralement faciles à reconnaître et colorés en rouge), qui colore les urines en rouge et qui peut être facilement décelé par les examens sanguins. Rappelons également que, contrairement à ce qui a été publié, Slobodan Milosevic ne pouvait recevoir de l’extérieur ni médicament ni alcool. Les médicaments étaient absorbés avec un verre d’eau, en présence d’un infirmier. Sa chambre était régulièrement fouillée en son absence, ce qui est illégal. Quant au taux de nordiazepam, métabolite actif de plusieurs benzodiazépines, découvert dans les échantillons de sang, il était trop bas pour avoir des effets pharmacodynamiques. Ces effets auraient été, de toute façon, plutôt bénéfiques sur l’hypertension. Les traces de nordiazepam  correspondaient à des prescriptions anciennes de diazepam par le Dr. P. Falke.  
 
L’Ordre du TPIY du 26 janvier 2006, citant en référence le mémorandum de H. Holthuis du 20 décembre 2005, revenait sur les accusations de 2004 : « L’accusé a volontairement manipulé le déroulement du procès et a volontairement manipulé son état de santé en ne prenant pas les médicaments qui lui avaient été prescrits et en prenant d’autres médicaments qui n’avaient pas été prescrits par des médecins désignés par le tribunal.  L’Accusé a été trouvé en possession de quantités potentiellement mortelles de médicaments non-prescrits à deux reprises en 2004 (à l’occasion d’une fouille de son bureau au mois d’août et à l’occasion d’une inspection de sa cellule dans la semaine du 29 novembre. Les rapports médicaux établis après la découverte du mois d’août  font mention de traces de médicaments non prescrits dans le sang de l’Accusé » (33).
 
Le traitement régulier de Slobodan Milosevic comportait les médicaments antihypertenseurs que nous avons cités, un médicament traitant l’hypercholestérolémie (simvastatine : 40 mg), de petites quantités d’aspirine (ascal : 300 mg), un antihistaminique (cinnarazine : 25 mg), et à l’occasion du diazepam et du diclofenac. Quels sont donc ces médicaments « potentiellement mortels »  que l’on a trouvés chez Slobodan Milosevic ? Durant l’été 2004, les gardiens du centre de détention ont trouvé dans son bureau une enveloppe marquée « Misha » contenant des comprimés de benzodiazépines (midazolam et prazepam). Il s’agissait d’une enveloppe appartenant à l’avocat Dragoslav Ogjanovic, que ce dernier avait oubliée dans le bureau de Slobodan Milosevic. En tout état de cause, ces médicaments étaient inoffensifs voire bénéfiques. Le 1er février 2006, 21 comprimés d’un médicament antihypertenseur, le Prilazid Plus (association de cilazapril et d’hydrochlorothiazide), ont été découverts dans la cellule de Slobodan Milosevic. Cette découverte a fait l’objet d’un nouveau mémorandum le 2 février 2006 signé J. Hocking (34). En fait, ces comprimés, trouvés avec une notice écrite en cyrillique, étaient périmés depuis le mois de mars 2003. Il s’agissait de comprimés que Slobodan Milosevic avait dans sa poche lors de son enlèvement au mois de juin 2001 et qui avaient été confisqués à son arrivée au centre de détention. Curieusement, ces comprimés sont réapparus lors de la fouille du 1er février 2006 pour étayer la thèse de la manipulation de son état de santé. Une fois de plus, il s’agissait de médicaments dont l’effet ne pouvait être que bénéfique pour un patient souffrant d’hypertension artérielle.
 
Le rapport  médicolégal du Dr. W. Zwart Voorspuij, daté du 11 mars 2006, concerne la découverte du corps de Slobodan Milosevic dans la cellule E04 du centre de détention. Avant même de décrire la découverte du corps, le Dr. W. Zwart Voorspuij déclarait dans son rapport : « La non-observance du traitement et la prise de médicaments non-prescrits  ont été signalées. Un bilan sanguin réalisé au mois de janvier 2006 révélait la présence de rifampicine (à un taux thérapeutique) et de diazepam. De plus, il prenait un médicament qui n’est pas disponible aux Pays-Bas (Vascase Plus, comparable au Co-Renitec). La rifampicine peut déclencher une induction enzymatique conduisant à une augmentation du métabolisme des autres médicaments. Certains des médicaments prescrits n’ont pas été retrouvés dans le sang ou ont été retrouvés à des taux anormalement bas. » (35). On peut s’étonner qu’un médecin chargé de constater le décès d’un détenu qu’il ne connaît absolument pas, reprenne en tête de son rapport des accusations non fondées suggérées par le TPIY. A ce stade des investigations, son rôle se limitait à constater les faits, seulement les faits. Le Dr. W. Zwart Voorspuij signale que Slobodan Milosevic prenait un médicament, le Vascase Plus, non disponible aux Pays-Bas. Or le Vascase Plus (association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion, le cilazapril, et d’un diurétique, l’hydrochlorothiazide) apparaît sur les fiches de prescription, en particulier celles du mois de juillet et du mois d’août 2002 (36). Comment un médicament, censé ne pas être disponible aux Pays-Bas, pouvait-il être prescrit dans le centre de détention ? Le Dr. W. Zwart Voorspuij a-t-il commis une erreur en citant le Vascase Plus ? Voulait-il parler du Prilazid Plus, évoqué précédemment,  qui comporte également une association de cilazapril et d’hydrochlorothiazide ? Une telle confusion est grave dans un rapport de médecine légale. En tout état de cause, il s’agissait d’un médicament ayant été prescrit à Slobodan Milosevic aussi bien à Belgrade, avant son enlèvement, que dans le centre de détention de Scheweningen. Notons enfin qu’aucun dosage d’inhibiteur de l’enzyme de conversion (qu’il s’agisse de Vascase, de Prilazid ou de Renitec…) ne semble avoir été réalisé par les « experts toxicologues ».
 
Des journalistes et des médecins « embedded » par le TPIY
 
Les accusations non fondées des médecins à l’encontre de Slobodan Milosevic ont permis au bureau du procureur de réduire les droits de sa défense. Comme d’ordinaire les thèses du Procureur ont été reprises et largement diffusées par les médias, en particulier  par les médias français. En voici quelques exemples. L’hebdomadaire Le Point  du 16 mars 2006 évoqua les « mélanges médicamenteux auxquels se livre le détenu en prison afin de réduire l’efficacité des traitements qu’on lui administre », allant jusqu’à affirmer qu’« à force d’ingérer des substances chimiques, le dictateur serbe aurait ainsi été pris à son propre piège ». Jacques Amalric écrivit dans Libération du 16 mars 2006 : « Milosevic en a profité pour se procurer des médicaments contre-indiqués dans l’espoir d’altérer son état de santé afin de favoriser sa demande de liberté provisoire pour se faire soigner à Moscou ». Cette thèse a également été développée par Stéphanie Maupas qui a suggéré dans les colonnes du Monde que Slobodan Milosevic absorbait des médicaments non prescrits pour fomenter son « évasion » vers la Russie. Stéphanie Maupas signalait des « traces de rifampicine, un médicament contre la tuberculose, annulant les effets du traitement prescrit contre les problèmes cardiovasculaires » (Le Monde, 19-20 mars). 
 
Les soupçons  d’empoisonnement.
 
Slobodan Milosevic, dont l’état de santé ne cessait de se dégrader au début de l’année 2006, semblait convaincu que le tribunal voulait l’empoisonner. Le 11 novembre 2005, le Dr. P. Falke, constatant un état d’épuisement de Slobodan Milosevic, déclara qu’il était incapable d’assister à l’audience (37). Le 21 novembre 2005, le même Dr. P. Falke avertit H. Holthuis que Slobodan Milosevic souffrait d’une poussée hypertensive, que sa « pression artérielle était au-delà des paramètres acceptables » et qu’il ne pouvait pas assister à l’audience (38). Les signes auditifs étaient devenus invalidants. Pour Slobodan Milosevic, les soupçons d’empoisonnement  était fondés en grande partie sur le fait que la découverte d’un taux efficace de rifampicine  dans le bilan sanguin du 12 janvier ne lui avait été signalée que deux mois plus tard, le 7 mars 2006. Or il savait pertinemment qu’il n’avait jamais absorbé volontairement ce produit.
 
Il semble peu probable que le TPIY ait voulu aggraver l’état de santé de Slobodan Milosevic en lui administrant de la rifampicine pour réduire les effets de son traitement anti-hypertenseur. En effet, la rifampicine aurait due être administrée régulièrement et à son insu. Il y a d’autres inducteurs enzymatiques plus faciles à manier et surtout, il y a des molécules bien plus efficaces et bien plus difficiles à dépister si l’on veut aggraver  l’état cardiovasculaire d’un patient. Enfin, on comprend mal pourquoi le TPIY aurait demandé des recherches de médicaments non prescrits dans les bilans sanguins (en particulier celui du 12 janvier 2006), sachant que la rifampicine serait certainement découverte. En revanche le tribunal avait tout intérêt à « découvrir » de la rifampicine pour étayer la thèse de la non-observance et de la manipulation du traitement par Slobodan Milosevic. Pour le TPIY, dans la mesure où Slobodan Milosevic aggravait volontairement son état de santé, il ne méritait pas la moindre mesure de clémence et il devenait licite de réduire les droits de sa défense.
 
Le 24 février 2006, le tribunal a ainsi rejeté la demande d’hospitalisation qui aurait permis à Slobodan Milosevic d’être correctement soigné à Moscou. Slobodan Milosevic a adressé une ultime demande, sous la forme d’une lettre manuscrite datée du 8 mars, au ministre russe des Affaires étrangères, en vue d’une hospitalisation d’urgence dans l’Institut de chirurgie cardio-vasculaire Bakoulev de Moscou. Il est mort trois jours plus tard dans la cellule E04, le samedi 11 mars 2006. Sa mort survenait après celle de Slavko Dokmanovic, après celle de Milan Kovacevic et après celle de Milan Babic. L’autopsie réalisée par l’Institut de médecine légale hollandais a établi que Slobodan Milosevic était mort d’un infarctus du myocarde et qu’il n’y avait pas de trace de médicament toxique dans son sang. Il est clair que la mort subite de Slobodan Milosevic n’aurait jamais pu être mise sur le compte de l’évolution normale et prévisible de sa pathologie cardiovasculaire si cette dernière avait été correctement prise en charge. Il s’agit donc d’un « assassinat judiciaire » provoqué par des conditions de détention inhumaines et des soins médicaux approximatifs et inadaptés, « consentis » par des médecins aux ordres de l’autorité pénitentiaire.  
 
Le suicide écarté sans l’ombre d’un doute
 
Contrairement à ce qui a pu être avancé hâtivement, Slobodan Milosevic ne s’est pas suicidé. D’une part, ceux qui le connaissaient bien savent à quel point il était résolu à se battre jusqu’à l’effondrement d’un TPIY qui échouait à apporter les preuves matérielles de sa culpabilité. Monsieur J. Bissett, ancien ambassadeur du Canada en Yougoslavie, qui témoignait fin février 2006 devant le TPIY, décrivit Slobodan Milosevic toujours acharné au travail  et faisant preuve d’un sens de l’humour inaltéré. Le jour précédant sa mort, Slobodan Milosevic eut une conversation téléphonique avec Milorad Vucelic, du Parti socialiste serbe. Il lui déclara énergiquement : « Ne vous inquiétez pas. Ils ne me détruiront pas, ils ne me briseront pas. C’est moi qui les vaincrai ! ». De fait, le procureur G. Nice avait avoué quelques mois auparavant que le « projet de Grande Serbie », clef de voûte de l’accusation, ne reposait sur aucun fait établi. Il est donc stupide de prétendre qu’une prise de rifampicine ou de médicament non-prescrit ait pu être responsable d’une mort subite assimilable à une forme de suicide. La thèse du suicide peut être écartée sans l’ombre d’un doute, d’autant que l’autopsie de Slobodan Milosevic n’a pas révélé la présence de la moindre molécule suspecte.
 
L’assassinat judiciaire médicalement assisté
 
Les médecins n’ont pas une obligation de résultats mais ils ont une obligation de moyens et ils doivent dispenser des soins conformes aux données actuelles de la science. Or, les médecins du TPIY  ont fait preuve d’une grande carence diagnostique et thérapeutique, assimilable à une non-assistance à personne en danger. Le seul diagnostic qu’ils ont évoqué, à savoir la manipulation de son traitement par Slobodan Milosevic, est celui qui fournissait un bon motif au procureur pour réduire les droits de la défense. Ils ne se sont pas comportés comme des praticiens responsables de la santé d’un « Patient » mais comme des fonctionnaires chargés de surveiller un « Accusé ». Les documents internes du TPIY montrent la parfaite collaboration entre les médecins hollandais, les procureurs et les responsables du centre de détention, dans le but accompli de réduire les droits de la défense. Ces médecins devraient être poursuivis pour non assistance à personne en danger dans la mesure où des spécialistes indépendants, dont la compétence et l’expérience ne pouvaient être mises en doute, avaient signalé la gravité de la situation et le risque de complications graves.
 
Les accusations sans fondement portées contre Slobodan Milosevic avaient  pour but (et la plupart de ces buts ont été atteints) :
1. De lui interdire d’assurer lui-même sa défense et de lui assigner, contre sa volonté, des avocats chargés de le représenter (Steven Kay et Gillian Higgins).
2. De supprimer les facilités qui lui avaient été accordées pour préparer sa défense par l’« Order concerning the Preparation and Presentation of the Defence Case » du 17 septembre 2003.
3. De réduire le temps alloué à l’organisation de sa défense et d’augmenter le rythme des audiences avec passage à quatre ou cinq audiences par semaine au lieu de trois, de telle façon que Slobodan Milosevic n’ait pas les moyens matériels et physiques de préparer ses témoins, la fatigue et le stress devenant insupportables.
4. De rejeter sa demande d’hospitalisation d’urgence à l’Institut Bakoulev. Les médecins désignés par le TPIY ont accusé Slobodan Milosevic de ne pas suivre les prescriptions médicales pour lui faire porter l’entière responsabilité de la dégradation de son état de santé. Ce faisant, ils se dispensaient de rechercher la véritable cause des signes alarmants présentés par Slobodan Milosevic et ils justifiaient le refus d’une hospitalisation d’urgence à Moscou, puisque selon eux il suffisait à Slobodan Milosevic de prendre correctement son traitement pour que tout rentre dans l’ordre. Ils ont ainsi privé Slobodan Milosevic d’une mesure de clémence pour raison de santé accordée à d’autre détenus (V. Kovacevic, P. Strugar).
 
Dès le mois d’août 2004, le Dr. P. Van Dijkman et le Pr. R. Tavernier signalaient au tribunal que Slobodan Milosevic  ne prenait probablement pas ses médicaments. Or il ne disposait d’aucune preuve pour étayer une telle accusation qui a porté gravement préjudice à Slobodan Milosevic et qui relevait plus de la délation que des obligations de soins. Par la suite, les médecins désignés par le TPIY ont repris cette accusation et ont privilégié ce seul « diagnostic » pour expliquer la dégradation de l’état de santé de Slobodan Milosevic. Le Dr. P. Falke affirmait que « L’Accusé mettait en jeu sa santé et sa vie en ne prenant pas correctement son traitement ». A plusieurs reprises ce médecin généraliste a rendu des avis péremptoires sur des sujets débordant son cadre de compétence (pharmacocinétique du diazepam, validité de la chromatographie UV, etc.). En outre, la fiabilité de ses prescriptions est loin d’être établie : des prescriptions occasionnelles ou « à la demande » n’ont pas notées sur les fiches de prescription.  Nous avons également souligné les lacunes diagnostiques des autres médecins désignés par le TPIY, qu’ils soient ORL (Dr. H. Spoelstra), neuroradiologue (Dr. N. Aarts) ou toxicologues (Dr. D. Uges, Dr. D. Touw). L’analyse des documents internes du TPIY montre que les rapports des médecins (1, 8, 9, 10, 11, 17, 25, 28, 29, 30, 31, 32) précédaient voire généraient les mémorandums des autorités pénitentiaires (18, 19, 20, 22, 23, 24, 26, 27, 34) et les charges des procureurs (39). Ces médecins portent une lourde responsabilité dans la mort de Slobodan Milosevic par infarctus du myocarde. Il s’agit indéniablement d’un assassinat judiciaire avec la complicité de médecins, autrement dit d’un assassinat judiciaire médicalement assisté. Nous devons signaler que les avocats Steven Kay et Gillian Higgins, au cours du premier trimestre 2006, ont défendu les droits de Slobodan Milosevic en dénonçant un certain nombre des  faits évoqués  précédemment (40, 41).
 
Tels sont les faits, Madame le Procureur et Messieurs les médecins aux ordres du TPIY, et nous vous mettons au défi de les démentir et de nous poursuivre devant les tribunaux.
 
Les documents confidentiels cités en références nous ont été communiqués par des membres du Parquet indignés par le comportement de leur chef.
 
Références.
 
1. Lettre du Dr. P. Van Dijkman datée du 23 novembre 2005 et adressée au Dr. P. Falke, IT-02-54-T, pages 45804-45805.
2. Rapport du Pr. F. Leclercq daté du 4 novembre 2005, IT-02-54-T, pages 45840-45842.
3. Rapport du Dr. M. Shumilina daté du 4 novembre 2005, IT-02-54-T, pages 45845-45846.
4. Rapport du Pr. V. Andric daté du 4 novembre 2005, IT-02-54-T, pages 45843-45844.
5. Lettre du Dr. J. De Laat datée du 28 novembre 2005 et adressée au Dr.  P. Falke, IT-02-54-T, pages 45800-45801.
6. Conclusion collective (Pr. F. Leclercq, Dr. M. Shumilina, Pr. V. Andric) datée du 4 novembre 2005, IT-02-54-T, page 45839.
7 Lettre du Pr. L. Bockeria datée du 14 décembre 2005 et adressée à Fausto Pocar, président du TPIY, IT-02-54-T, pages 45765-45766.
8. Rapport du Dr. P. Falke daté du 14 novembre 2005 et adressé au greffier H. Holthuis, IT-02-54-T, pages 45822- 45823.
9. Rapport du Dr. P. Falke  daté du 14 novembre 2005 et adressé au greffier  H. Holthuis, IT-02-54-T, page 45820.
10. Lettre du Dr. P. Van Dijkman datée du 18 novembre 2005 et adressée au Dr. P. Falke, IT-02-54-T, pages 45813-45814.
11. Lettre du Dr. P. Van Dijkman datée du 1er  décembre 2005 et adressée au Dr. P. Falke, IT-02-54-T, page 45667 et page 45791.
12. Avis du Pr. J.H. Kingma, ancien Inspecteur-général de la Santé des Pays-Bas, IT-02-54-T, page 45515.
13. Geoffrey Nice, The Prosecutor v. Slobodan Milosevic, 28 février 2006, pages 45514-45517.
14. Rapport du Dr. M. Shumilina daté du 14 décembre 2005, IT-02-54-T, page 45787.
15. The Prosecutor v. Slobodan Milosevic, 2 mars 2006, IT-02-54-T, page 45667.
16. Lettre du Dr. H. Spoelstra datée du 21 novembre 2005 et adressée au Dr. P. Falke, IT-02-54-T, page 45807.
17. Rapport du Dr. P. Van Dijkman daté du 18 août 2004, IT-02-54-T, pages  37641-37643.
18. Mémorandum interne du 31 août 2004 signé T. McFadden, IT-02-54-T, pages 45642- 45644. 
19. Mémorandum interne du 14 octobre 2004  signé T. McFadden, IT-02-54-T, pages 45645- 45647.
20. Mémorandum interne daté du 26 octobre 2004 signé J. Hocking, IT-02-54-T, page 45648.
21.Ordre du 22 septembre 2004 « Reasons for Decision on Assignment of Defence Councel.» assignant Steven Kay et Gillian Higgins.
22. Mémorandum interne du 7 mars 2005 signé J. Hocking, IT-02-54-T, page 45508.
23. Mémorandum interne du 19 décembre 2005 signé T. McFadden, IT-02-54-T, page 45640.
24. Mémorandum interne du 20 décembre 2005 signé H. Holthuis, IT-02-54-T, page 45641.
25. Rapport du 6 janvier 2006, adressé par le Dr. P. Falke au greffier H. Holthuis, IT-02-54-T, page 45634. 
26. Mémorandum interne du 1er février 2006 signé F. Gilmour, IT-02-54-T, page 45613. 
27. Mémorandum interne du 13 février 2006 signé F. Gilmour, IT-02-54-T, pages 45542-45546.
28. Rapports du Dr. D. Touw datés du 16 et du 20 janvier 2006 et adressés au greffier H. Holthuis, IT-02-54-T, pages  45583-45588.
29. Rapport du Dr. D. Uges daté du 24 janvier 2006 et adressé au greffier H. Holthuis, IT-02-54-T, pages 45623-45627.
30. Résultats des analyses toxicologiques adressés le 20 janvier 2006 au TPIY par le Dr. D. Touw, IT-02-54-T, pages 45558-45566.
31. Lettre du Dr. D. Touw  datée du 23 février 2006 et adressée au Dr. P. Falke, IT-02-54-T, page 45506.
32. Lettre du Dr. P. Falke datée du 3 mars 2006 et adressée au greffier H. Holthuis, IT-02-54-T, page 45507.
33. Ordre du 26 janvier 2006, « Submissions following trial chamber’s order du 26 janvier 2006 », IT-02-54-T, page 45619, paragraphe 6.
34. Mémorandum interne du 2 février 2006 signé J. Hocking, IT-02-54-T, page 45611.
35. Rapport médico-légal du Dr. W.A. Zwart Voorspuij daté du 11 mars 2006, IT-02-54-T, page 45470.
36. Fiches de prescriptions médicales faisant apparaître le médicament anti-hypertenseur « Vascase Plus », IT-02-54-T, pages 45522- 45525.
37. Rapport du Dr. P. Falke daté du 11 novembre 2005 et adressé au greffier H. Holthuis, IT-02-54-T, page 45827.
38. Rapport du Dr. P. Falke daté du 21 novembre 2005 et adressé au greffier H. Holthuis, IT-02-54-T, pages 45811.
39. Geoffrey Nice, The Prosecutor v. Slobodan Milosevic, le 6 février 2006, IT-02-54-T, pages 45576-45578.
40. Arguments de Steven Kay et Gillian Higgins pour la défense de Slobodan Milosevic, 20 février 2006, IT-02-54-T, pages 45527-45539.
41. Arguments de Steven Kay et Gillian Higgins pour la défense de Slobodan Milosevic, 6 mars 2006, IT-02-54-T, pages 45509-45512.
 
 

 

 

 

ADESSO VIA DALL’IRAQ
E DA TUTTI GLI ALTRI TEATRI DI GUERRA. SUBITO!

 

SIT IN GIOVEDI 4 MAGGIO, ORE 11.30 A MONTECITORIO
PREPARIAMO LA MOBILITAZIONE PER IL 2 GIUGNO
 
La guerra contro il popolo iracheno continua e le prospettive  di una nuova aggressione all’Iran si fanno ogni giorno più forti. Per l’attacco a Nassiryia alcuni quotidiani accreditano la pista iraniana e in particolare il ruolo dei servizi segreti di Teheran.
Come era prevedibile aspettarsi, i militari italiani morti sono già diventati i nuovi martiri mandati a farsi ammazzare in terra irakena in nome  della superiorità “democratica” della civiltà occidentale.
Solo la particolare situazione politica italiana legata al dopo elezioni ci ha salvato, in parte,  dall’odioso bombardamento di retorica nazionalista e dalla stucchevole ipocrisia sui buoni sentimenti che animano i nostri “bravi ragazzi”in missione di pace a Baghdad.
In Italia la stragrande maggioranza dell’opinione pubblica, nonostante la propaganda guerrafondaia, continua a volere la fine della partecipazione italiana all’occupazione dell’Iraq.
Ma gli atteggiamenti e le dichiarazioni di Prodi e di alcuni dei più autorevoli esponenti del centrosinistra non lasciano ben sperare. I se e i ma sono così tanti da mettere in ombra la promessa del ritiro dei militari da Nassiryia.
Cosa significa trovare un accordo con il governo di Baghdad del nuovo premier,”uomo forte”, al Maliki? E quale alchimia si nasconde dietro la locuzione “più intervento umanitario meno presenza militare con la nuova missione Antica Babilonia”? Rutelli e Fassino ribadiscono che non sarà un disimpegno, ma un cambio delle modalità della presenza militare italiana nella “criticità della situazione irachena”.
D’altra parte i balbettii di una sinistra che si definisce radicale ma che non punta i piedi sulla questione del ritiro e delle missioni militari italiane all’estero, è molto, molto preoccupante.
Non si può far cadere il governo nè tanto meno mettere a rischio la coalizione sulla missione in Afghanistan – dove intanto però la Nato raddoppierà, dal prossimo luglio, le proprie truppe portandole dalle 16.000 attuali a 32.000!

 

Viene scelta dunque la stabilità e la fedeltà a Prodi e al suo governo, anche quando si tratta di scelte di politica estera e di questioni dirimenti come le missioni militari, la guerra,  il ruolo dell’Italia nell’alleanza militare della Nato e in un sistema di guerra che ha occupato l’Iraq e sta  pianificando l’attacco all’Iran.
La parola d’ordine “no alla guerra senza se e senza ma” gridata forte e chiara nelle molteplici iniziative del movimento pacifista, sembra già lontana, sbiadita e superata.

 

LA CAMICIA DI FORZA COMINCIA A STRINGERSI INTORNO AL MOVIMENTO CONTRO LA GUERRA E PACIFISTA PIU’ COERENTE  E DETERMINATO.

 

Il giorno precedente la manifestazione nazionale a Roma del 18 marzo 2006 insieme ad altre associazioni con cui siamo scesi  in piazza abbiamo presentato ai segretari dei partiti dell’Unione un documento in cinque punti in cui si chiedeva una chiara e netta scelta di discontinuità con le politiche del governo Berlusconi, sia nella politica Estera che in quella della Difesa: ritiro immediato delle truppe dall’Iraq, nessuna escalation militare contro Iran e Siria, revoca dell’accordo militare bilaterale con Israele e cambio radicale di approccio sulla questione palestinese, rimessa in discussione della rete di servitù e basi militari straniere nel nostro paese.

 

Il governo Berlusconi è stato in questi anni l’elemento centrale che ha impedito di trasformare in vittoria e azione politica concreta la mobilitazione vastissima, potente e generosissima – una delle maggiori  a livello mondiale - del movimento no-war italiano.
Ora che il governo Berlusconi non c’è più ci si aspetta la fine degli estenuanti balletti, dei giochi delle parti che hanno caratterizzato una lunghissima campagna elettorale. Sarà d’obbligo non farsi irretire dalla presumibile litania del “governo amico” e dallo spauracchio della destra berlusconiana alle porte.
La pace e la guerra, ieri come oggi, sono spartiacque imprescindibili. Per la difesa della prima e la lotta contro la seconda continueremo a batterci, in ottima e nutrita compagnia.

A cominciare dal 2 giugno -festa della Repubblica nata dalla Resistenza e non  celebrazione degli eserciti occupanti- e nel giorno in cui il Parlamento italiano dovrà decidere il rifinanziamento delle missioni italiane all’estero.

 

 

COMITATO NAZIONALE PER IL RITIRO DELLE TRUPPE DALL’IRAQ
viadalliraqora @ libero.it

 

 


D'ALEMA NO.

Dall'avvocato Pasquale Vilardo riceviamo queste importanti note,
riportate di seguito, che ci trovano assolutamente d'accordo.
Il ripudio della guerra come strumento di risoluzione delle
controversie internazionali rimane un criterio guida dell'agire
politico di tutti i cittadini democratici. Principi così fondamentali
non si barattano per un piatto di lenticchie. I rappresentanti
politici devono rispettare i sentimenti ed i valori pacifisti dei
loro elettori oltrechè, naturalmente, le leggi fondamentali della
Repubblica.
La guerra di aggressione contro la RF di Jugoslavia, nel 1999, non è
stata solo illegale, ma anche criminale, avendo causato centinaia di
morti civili innocenti sul colpo e molte decine di migliaia di morti
ammazzati in seguito alle conseguenze ambientali dei bombardamenti.
Essa è stata condotta usando armi vietate, ed ha avuto come
conseguenza diretta la "pulizia etnica" delle comunità non albanofone
dalla provincia serba del Kosmet, con veri e propri pogrom ed atti
vandalici anche contro beni culturali sulla carta tutelati
dall'UNESCO. Il Kosmet, dal giugno 1999 in poi, pur militarmente
occupato dagli aggressori del paese sotto ipocrita copertura ONU, è
diventato il paradiso della criminalità organizzata che gestisce il
traffico di droga, prostituzione ed armi in Europa: non è azzardato
dire che la guerra di aggressione del 1999 sia stata scatenata da
certi poteri in seno alla NATO anche per tutelare gli interessi
criminali di queste bande mafiose delle quali l'UCK ha rappresentato
la mera infrastruttura militare. Dal punto di vista strettamente
politico, tra gli obiettivi in gran parte conseguiti di quei
bombardamenti del 1999 vanno annoverati: 1) una nuova secessione su
base razziale nel già massacrato contesto balcanico 2) il furto
giuridico ed economico ai danni della RF di Jugoslavia, fino allo
scioglimento formale di questo Stato 3) la delegittimazione dell'ONU
e dei principi fondamentali del diritto nazionale ed internazionale.
Per tutti questi motivi - giuridici, etici e politici - la proposta
di assegnare qualsivoglia incarico istituzionale a Massimo D'Alema è
irricevibile e ci vede come strenui oppositori.

A. Martocchia
(resp. politico, Coord. Naz. per la Jugoslavia)


----- Original Message -----
From: Avv.Vilardo Pasquale
Sent: Monday, May 01, 2006 6:16 PM
Subject: All'attenzione di Rina Gagliardi e del direttore Piero
Sansonetti. INOLTRO.

Inoltro gli interrogativi posti a Rina Gagliardi e al direttore di
Liberazione sull'eventuale candidatura di D'Alema a capo dello
stato sia per conoscenza che per richiedere lumi a coloro che a suo
tempo proposero le denunce - e sono numerosi tra PRC e GD, ad
esempio - e ancora oggi fanno il discorso del diritto e della
guerra, ma anche della difesa della Costituzione e sulla nonviolenza,
perche' francamente sono perplesso a fronte di questa reiterata
proposta, tanto piu' perche' l'Unione ha in Parlamento i numeri per
non cedere a nessun ricatto bipartisan e quindi per agire in positivo.
Mi pare che i principi giuridici, politici ed etici in ballo siano
evidenti: o abbiamo sbagliato noi ad opporci alle guerre anche in
quanto illegali e dopo i "ragazzi di Salo' " vedremo la
riabilitazione dei "bombardieri umanitari", dei mercenari e peggio
ancora?
E poi, preparandoci alla battaglia sul referendum costituzionale,
come difendiamo articoli e principi come quelli che scaturiscono
dagli articoli 11, 78, 87 della stessa con un capo dello stato che da
capo del governo li ha bellamente violati senza che si abbia notizia
pubblica di un'autocritica?
O dobbiamo liberarci dei nostri studi giuridici e dei nostri principi
politici di decenni e decenni - a sinistra e nell'area comunista -
in quanto vecchi arnesi obsoleti e ormai di impaccio alla
governabilita'?
Pasquale Vilardo


----- Original Message -----
From: Avv.Vilardo Pasquale
Sent: Monday, May 01, 2006 3:46 PM
Subject: All'attenzione di Rina Gagliardi e del direttore Piero
Sansonetti.


ALL'ATTENZIONE DI RINA GAGLIARDI E DEL DIRETTORE PIERO SANSONETTI.


Cara Rina Gagliardi,
ho letto il tuo articolo su Liberazione di oggi - 1.5.06 - dal
titolo " La corsa al Quirinale ..." nel quale riproponi la
candidatura di D'Alema per il Quirinale e pertanto reinvio per
conoscenza la mia lettera al giornale in proposito, non pubblicata,
con le seguenti precisazioni.

1. Nel 1999 la guerra dei governi della Nato all'ex Jugoslavia
provoco' un imponente movimento internazionale di giuristi contro
l'illegalita' e la disumanita' della stessa.
In Italia i giuristi del PRC furono protagonisti di quel movimento,
che sfocio' in 14 procedimenti dinanzi a 14 diverse Procure della
Repubblica firmate da centinaia di cittadini, con in prima fila
numerosi parlamentari e dirigenti nazionali e locali del PRC.
Ne scaturi' un procedimernto penale a carico di D'Alema in qualita'
di Presidente del Consiglio per violazione degli articoli 11, 78, 87
della Costituzione e di articoli del codice penale quali quelli ex
art. 283, 287 e 422.
Il Tribunale dei Ministri archivio' perche' ritenne che il Parlamento
aveva formalmente dichiarato la guerra ex art.78 Cost. Ma non era
cosi', il Parlamento era stato messo di fronte al fatto compiuto:
infatti, Nichi Vendola scrisse un articolo su Liberazione in
proposito, vari parlamentari assentirono (tra loro il sottosegretario
di D'Alema ed esponenti del centrodestra, oltre quelli della
sinistra radicale), un magistrato incaricato all'uopo lesse i
resoconti parlamentari e confermo' il tutto.
Nel frattempo, in conseguenza di quella guerra illegale, veniva
approvato informalmente dai governi in carica - senza alcun passaggio
parlamentare - il nuovo trattato della NATO, esplodeva la vicenda
dell'uranio impoverito e la tragedia jugoslava si aggravava a
dismisura, ad indicare altre conseguenze nefaste.
A questo punto - a norma di legge - il decreto di archiviazione su
D'Alema puo' essere revocato e infatti tra giuristi del PRC vi e'
stata anche una deliberazione in tal senso, anche se non posta in
essere.

2. Dopo il 1999 lo spettro delle guerre imperiali si e' aggravato a
dismisura, il PRC ha adottato la linea della non violenza, la nostra
Costituzione rischia ormai di essere stravolta e sostituita con
un'altra, di impianto autoritario e liberista.

3. Alla luce di quanto sopra non ti pare che:
- la candidatura di D'Alema al Quirinale e' in stridente contrasto
con la lotta del movimento per la pace contro l'illegalita' della
guerra alla ex Jugoslavia del 1999 e - piu' in generale - con lotta
per la difesa della Costituzione e la linea della nonviolenza del PRC?
- non si rischia cosi' di deludere il movimento, sociale politico e
giuridico, contro la guerra, e di infilare il PRC in un tunnel di
terribili contraddizioni, a mio avviso indifendibili?

Alcuni dei protagonisti del movimento politico e giuridico contro la
guerra hanno gia' approvato la mia lettera non pubblicata,
formulando esplicite richieste al PRC, tra i cui parlamentari
numerosi sono coloro che pure hanno denunciato D'Alema.
Di piu': il Presidente della Repubblica puo' anche essere un non
parlamentare, perche' dunque insistere con questa mono-richiesta
cosi' discutibile, inopportuna e contraddittoria con la stessa storia
e gli stessi principi del PRC?
E comunque pensa anche al prossimo futuro: con comportamenti del
genere ritieni che il PRC reggera' poi alle critiche, in campo
sociale politico giuridico etico? E - di grazia - con quali
argomentazioni serie?
Non so se sono il Don Chisciotte della situazione, scrivo anche per
dirimere i miei stessi dubbi, che sono tanti, pero' ammetterai che
gli interrogativi sono seri, inquietanti, ineludibili. Non a caso
vorremmo ri-fondare il movimento comunista, in discontinuita' netta
con gli errori e le tragedie del passato. E il vizio di dire una cosa
prima di essere eletti e di farne poi un'altra "una volta in sella
politico-istituzionale", lasciamolo ai politici del pensiero unico,
capitalista e borghese: noi siamo diversi, siamo comunisti e vogliamo
cambiare (in meglio) le cose.
A tale proposito trascrivo le parole di Nichi Vendola su
"Liberazione" del 30.12.99, a commento del decreto di archiviazione
su D'Alema:

<< ... "c'e' un giudice a Berlino!" A Roma quel giudice e' in vacanza
o, se c'e', e' assai distratto, non conosce bene neppure le norme
scritte nella carta costituzionale, non legge neppure i giornali:
infatti l'alta magistratura capitolina ha archiviato le trenta
denunce, presentate da illustri giuristi e da alcune migliaia di
italiani, contro il governo D'Alema per la guerra d' aggressione alla
Repubblica jugoslava: dicono questi Soloni (potremo chiamarli "toghe
nere") che non vi e' stata illegittimita' ne' reato, perche'
l'intervento militare fu preventivamente avallato dal Parlamento: una
menzogna evidente, per chiunque sappia leggere e scrivere: Signori
della corte, a me parlamentare fu negato per svariati giorni persino
uno straccio di dibattito, le parole e un truffaldino voto vennero
dopo, a guerra avviata. Davvero non lo sapevate? Le guerre sono
sempre, fra l'altro, strage di verita'... >>

E del resto finanche il Sottosegretario alla Presidenza del
Consiglio on. Minniti sul " Corriere della Sera " del 30.6.99 ammette:

<< Eravamo in aula con i parlamenatari che si interrogavano
sull'opportunita' di un intervento aereo mentre gli aerei erano gia'
in volo. Il Parlamento discuteva e intanto tutto stava gia'
accadendo. >>

Avv. Pasquale Vilardo

P.S.
Per sottolineare l' "internita' " politica e giuridica della mia
critica faccio presente che sono dirigente del circolo PRC di Ponte
Milvio e faccio parte degli organismi giuridici del PRC, dei Giuristi
Democratici e del comitato per la difesa della Costituzione.



----- Original Message -----
From: Avv.Vilardo Pasquale
To: lettere@...
Sent: Thursday, April 20, 2006 8:18 AM
Subject: D'ALEMA , L'OPPOSIZIONE ALLA GUERRA, LA NONVIOLENZA.

D'ALEMA, L'OPPOSIZIONE ALLA GUERRA, LA NONVIOLENZA.

Caro direttore,

in questi giorni impazza il "D'Alema for President" - dal toto-
Quirinale al toto-Camera -, ma voglio ricordare, per il popolo
dell'opposizione alla guerra e della nonviolenza che ha eletto il 9
aprile numerosi suoi rappresentantti alla Camera e al Senato, che
D'Alema e' stato denunciato per l'illegalita' e la disumanita' della
guerra del 1999 di aggressione alla ex Jugoslavia, nella sua qualita'
di Presidente del Consiglio, per la violazione degli art.11 e 78 della
Costituzione e di svariati articoli del codice penale.
All'epoca le denunce vennero archiviate, sulla base del presupposto
che le Camere avessero dichiarato formalmente lo stato di guerra ai
sensi dell'art.78 della Costituzione. Ma non e' stato cosi', tanto e'
vero che Nichi Vendola scrisse un articolo su Liberazione per ribadire
che le Camere vennero messe di fronte al fatto compiuto e che numerosi
parlamentari - finanche di centrodestra - hanno confermato la versione
di Vendola, del resto suffragata dai resoconti parlamentari,
scrupolosamente letti e riletti da un valente magistrato incaricato a
cio'.
Ci sono tutti i presupposti dunque perche' l'istanza redatta da tempo
dai giuristi del PRC ai sensi dell'art. 2 comma 2 della legge del 5
giugno 1989 n.219 perche' venga revocato il decreto di archiviazione
e si proceda nei confronti di D'Alema sia depositata alla Procura
della Repubblica presso il Tribunale di Roma.
Ma a parte l'aspetto giuridico, c'e' una domanda etico-politica cui
rispondere: e' possibile votare D'Alema sulla base di principi quali
la non violenza e l'opposizione alla guerra?
Possibile che in tutta l'Unione non ci siano altri candidati per
cariche cosi' importanti e impegnative sotto il profilo politico,
giuridico ed etico?


Avv. Pasquale Vilardo,
portavoce dell'Associazione Giuristi Democratici di Roma.


(sullo stesso argomento vedi anche la documentazione raccolta qui:
https://www.cnj.it/24MARZO99/politico.htm
https://www.cnj.it/24MARZO99/giudiziario.htm )

Dobro dosli na J U G O I N F O !


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From: icdsm-italia @...
Subject: [icdsm-italia] Belarus parliament adopts statement on
Milosevic's death
Date: April 24, 2006 9:25:46 PM GMT+02:00
To: icdsm-italia @yahoogroups.com


Belarus parliament adopts statement on Milosevic's death

1. SKOJ Declaration

2. NEWS:
Russian diplomat says Hague tribunal must be disbanded by 2010
Sweden to Audit Detention Unit at UN Court for Ex-Yugoslavia
Belarus parliament adopts statement on Milosevic's death
MILOSEVIC (IMPOSED) LAWYERS PRESS FOR UNSEALING OF RECORDS

3. J.P. Maher: How to make a non-nationalist a Serb


LINKS:


### LES FOLIES ICTY

http://www.electricpolitics.com/podcast/2006/04/les_folies_icty.html

April 11, 2006 - The International Criminal Tribunal for the Former
Yugoslavia has now spent over one billion dollars (and the meter's
still running). As far as I can determine it has accomplished little
except insofar as it has set back the idea of impartial, rules-based
international justice by several decades. To parse out some of the
ICTY's absurdities I talked with John Laughland (
http://en.wikipedia.org/wiki/John_Laughland ), an extremely
intelligent and well-spoken writer from the UK. We also talk about a
few points of recent Yugoslav history. This podcast (
http://www.electricpolitics.com/media/mp3/EP2006.04.11.mp3 ) runs
about fifty minutes. Enjoy!

http://www.electricpolitics.com/media/mp3/EP2006.04.11.mp3


### TRIBUNAL HAD A MOTIVE FOR MURDER

by N. Steijnen
Article, published, partly, in the leading Dutch newspaper NRC
Handelsblad on 16 March 2006

Convincing evidence of deliberately undermining Milosevic's health; A
failure for NATO was threatening; Charge of chasing 'a Greater Serbia'
no longer persued; Further havoc to NATO's carefully spinned
positions; Motives on NATO's side; Milosevic's determination; More
than 200 pages appeals to the tribunal to stop it to endanger his
life; Not only medical negligence; Urgent questions; Bad faith by the
trial chamber anyhow; Refusal to allow treatment in Moscow; Deliberate
delay of the release of the medical reporting - more questions;
Milosevic pointed out the existence of the report to the outside
world, not the tribunal; Not directly being poisoned doesn't mean that
Milosevic was not deliberately killed; Alarming signals in November
2002; Alarming signals in August 2004; Legal steps against the
tribunal's officials

http://www.slobodan-milosevic.org/news/smfc041106.htm

THE SAME AND SOME OTHER INTERESTING ARTICLES AT:

http://www.antic.org/Weblog/2006_04_09_archive.html


=== 1 ===

Former president of Serbia and FR Yugoslavia Slobodan Milosevic is dead

Slobodan Milosevic was antiimperialist fighter. He show the world the
truth about the aggression by the western powers against Yugoslavia,
he was simbol of resistance to the new fascism.
For this crime, the Hague tribunal is directly responsible, by its
denial to allow his medical treatment in Moscow, in spite of his
critical medical condition.
We demand from the UN General Secretary to immediately suspend the
works of this criminal institution, and from the UN Security Council
we demand to abolish it.
We demand from burgeoisies pro-Western Serbian regime to immediately
cut any cooperation with the imperialist Hague tribunal.
In this hard hour we wish strength to family, the people of Yugoslavia
and all independent minds that were and will be involved in the
struggle against enslavement, shallowness and imperialist arrogance.
The guilty ones must be punished.

CC League of Yugoslav Communist Youth (SKOJ)


=== 2 ===

http://www.itar-tass.com/eng/level2.html?NewsID=5578546&PageNum=0

Itar-Tass - April 1, 2006

Russian diplomat says Hague tribunal must be disbanded by 2010

UNITED NATIONS - The Hague International Tribunal for
War Crimes in the former Yugoslavia has failed to live
up to the expectations pinned on it, since its
activity is biased and its procedures revealed an
anti-Serb accusatory tendency from the very start,
Russia's deputy ambassador to the UN, Ilya Rogachov,
told Itar-Tass Friday.
"Serbs make up 80% of people the Tribunal has made
charges against," he said.
He spoke to Itar-Tass after a UN Security Council
briefing on the conditions for convicts in
Scheveningen prison outside The Hague.
Russia requested the information on conditions there
after several cases of deaths among people under
investigation kept there, the list of which includes
former Yugoslav President Slobodan Milosevic and the
former leader of Croat Serbs, Milan Babic.
Rogachov said the UN Security Council conceived The
Hague Tribunal "as an instrument of peace settlement
in the Balkans that was supposed to scale down
tensions there."
"We can state, however, it never reduced the
tensions," he said. "On the contrary, it fanned
passions in that boiling region of the world, and
that's why it clearly failed to perform its duties."
Rogachov indicated that the Tribunal, an agency with a
huge staff of about 1,100 people, has been operating
for 13 years and its budget for 2006 and 2007 stands
at around 300 million U.S. dollars.
"That's too expensive, and its efficiency obviously
doesn't match its costs," he said.
In 2003, the UN Security Council adopted a strategy of
completion of the Tribunal's functions that envisioned
termination of all investigative actions in 2004, the
ending of first-instance trials by 2008, and reviewing
of appeals by 2010.
Rogachov said, however, top officials at the Tribunal
have demanded a revision of the strategy, saying they
cannot meat the specified deadlines.
"Russia and some other members of the Security Council
tell them it's impossible to revise that strategy, but
our position only got firmer after the incident with
Slobodan Milosevic," Rogachov said.
"We believe the Tribunal must be disbanded by 2010
regardless of whether or not the leaders of Bosnian
Serbs, Ratko Mladic and Radovan Karadjic are seized
and brought to The Hague," he said.
"The conflict in the Balkans is settled now, the
passions have calmed down and there're no obstacles
towards transferring the defendants' cases to national
courts in Serbia and Montenegro, Croatia and Bosnia,"
Rogachov said.

---

http://www.focus-fen.net/index.php?catid=135&newsid=85553&ch=0

Focus News Agency (Bulgaria) - April 1, 2006

Nouvel Observateur: Sweden to Audit Detention Unit at UN Court for
Ex-Yugoslavia

Amsterdam - The United Nations International Criminal
Tribunal for the former Yugoslavia (ICTY) announced
that the Swedish Government has accepted its request
to conduct an independent audit of the Hague-based
court's Detention Unit, where former Yugoslavian
President Slobodan Milosevic died on March 11, French
newspaper Nouvel Observateur reports.
"The Tribunal expresses its gratitude to the Swedish
government's support", reads a statement of ICTY.
The probe will cover all areas related to the
Detention Unit's management and administration,
according to existing agreements and other
regulations.
Milosevic was found dead in his cell a week after Serb
prisoner Milan Babic committed suicide in the same
jail.
The day before he died, Milosevic wrote a letter to
the Russian authorities saying Babic might have been
poisoned.

---

http://www.novinite.com/view_news.php?id=61346

Sofia News Agency - April 1, 2006

Sweden Audits UN Jail after Milosevic Death

Sweden has accepted the invitation of the
International Criminal Tribunal for the Former
Yugoslavia to audit of the detention unit outside of
The Hague where Slobodan Milosevic died of a heart
attack in mid-March.
The audit will include all areas relating to the
management and administration of the unit, but it may
not extend to actual conditions of detention, overseen
by the International Committee of the Red Cross.
The former Yugoslav leader was found dead in his
prison cell at The Hague in the middle of March. He
was on trial for alleged war crimes, crimes against
humanity and genocide.
According to lawyer Zdenko Tomanovic Slobodan
Milosevic feared he was being poisoned just a day
before he died.

---

http://www.interfax.com/3/144504/news.aspx

Interfax - April 3, 2006

Belarus parliament adopts statement on Milosevic's death

MINSK - Both chambers of the Belarussian parliament
have adopted a joint statement calling for a trial of
the judges of the International Criminal Tribunal for
the Former Yugoslavia (ICTY) who rejected a request
for treatment submitted by former Yugoslav
leader Slobodan Milosevic before his death.
"The administration of The Hague tribunal was
interested in Milosevic's death since it was not able
to prove the accusations made against him," Nikolai
Cherginets, head of the upper chamber's international
affairs and national security committee, said.
The judges'refusal to allow Milosevic to travel to
Russia for medical treatment "was an official death
sentence," he said.
The lower chamber of parliament' said in an earlier
statement that "a detailed, comprehensive and
objective international investigation" should be
conducted into the ex-Yugoslav president's death,
questioning the wisdom of the tribunal's further
activities.
The Belarussian parliament demands that "ICTY judges
who rejected Milosevic's treatment request,
effectively denying him the right to
live, be brought to justice."
"It is obvious to us that the ICTY is a politicized
body, the functioning of which is plagued by double
standards and biased decisions," the statement reads.
"Milosevic was an outstanding figure. As head of a
sovereign state, he had the right and was duty-bound
to defend his country's integrity and ensure its
security," the document reads.
"The former Yugoslavia was used as a testing ground
for methods to destroy multinational states," it
reads.

---

Belarus parliament blames Hague tribunal for Milosevic's death

BBC Monitoring Kiev Unit - April 3, 2006, Monday
Excerpt from report by Belarusian news agency Belapan
Source: Belapan news agency, Minsk, in Russian 1240 gmt 3 Apr 06
Copyright 2006 British Broadcasting Corporation

Minsk, 3 April: The Belarusian National Assembly's House of
Representatives [parliament's lower house] adopted a statement on the
death of the former Yugoslav president, Slobodan Milosevic, on 3 April.
Presenting the draft statement, the chairman of the Standing
Commission for International Affairs and CIS Relations, Vadzim Papow,
said that Milosevic's death on 11 March 2006 "attracted the attention
of the international community" and caused "critical assessments of
the activities by the International Criminal Tribunal for the Former
Yugoslavia [ICTFY]".
The statement by the House of Representatives reads that the
international community has repeatedly drawn the ICTFY's attention to
the fact that Milosevic was suffering from a coronary heart disease
and hypertension and needed specialized cardiological treatment.
However, in January 2006, he was denied the right to go to Moscow for
treatment despite the fact that the Russian government guaranteed his
personal security and his return to the Hague. "This refusal can be
viewed only as an inhumane and harsh act which led to the tragic
result," the statement reads. (...) [agency ellipsis] "Today, the
ICTFY is trying to disclaim responsibility for the former Yugoslav
leader's death and speaks about 'care of the accused individuals'.
However, Milosevic is not the only victim of the Hague tribunal. Serbs
account for the majority of those who died or committed suicide in
connection with the legal proceedings that were considered by the
tribunal. It is evident that the ICTFY cannot guarantee life security
for the people standing trial."
Belarusian MPs described the Hague tribunal as "a politicized body,
for which double standards and bias are typical when rendering
decisions". "The tribunal acts in the interests of those who conducted
the Balkan operation. The purpose of its existence is clear - to
justify NATO's confrontation in the region and shift responsibility
for what happened on the territory of former Yugoslavia to Milosevic
and other former leaders of the country," the statement says. (...)
[agency ellipsis] "Former Yugoslavia was used to test and fine-tune a
methodology for breaking up multinational states."
The MPs also deem the existence of the Hague tribunal inexpedient and
demand that the ICTFY be disbanded and all the cases being considered
by it be transferred to national judicial authorities.
The MPs also expressed their "feeling of solidarity and support for
the Serbian people's effort to preserve integrity of their country".

---

www.iwpr.net

MILOSEVIC LAWYERS PRESS FOR UNSEALING OF RECORDS

The lawyers responsible for assisting Slobodan Milosevic with his
defence case prior to his death in March have written to the president
of the Hague tribunal as part of their ongoing efforts to have records
of the court's dealings with him made public.
In the latest submission, Steven Kay and Gillian Higgins urge Judge
Fausto Pocar to assign a chamber of judges to the task of considering
whether the material in question can be unsealed.
The paperwork apparently consists of pleadings and medical records
relating to the medical treatment the former Yugoslav president
received in the court's detention unit and his efforts to secure a
period of release to receive care in Moscow. Kay and Higgins say
Milosevic told them before he died that he wanted the material made
public.
The lawyers note that when they originally considered asking the
chamber that had been hearing Milosevic's trial to release the
material, they were informed by the court's registry that following
his death, those judges no longer had anything to do with the case.
When they approached another set of judges – those responsible for
deciding whether material from the proceedings could be made available
for the purposes of an inquest and an internal inquiry – they were
again told that they were speaking to the wrong people.
Kay and Higgins are currently in the process of appealing this
decision. In their simultaneous request for Judge Pocar to assign a
chamber to resolve the issue, they argue that the matter is
"particularly pertinent" given speculation regarding the circumstances
of Milosevic's death.
Tests carried out on a blood sample taken from Milosevic earlier this
year revealed the presence of a drug which was not prescribed to him
by court doctors and which is known to counteract medicines he was
taking for high blood pressure.
Following his death, it was revealed that Milosevic had written to the
Russian authorities, expressing concern that he was being poisoned.
The possibility has also been raised (SIC) that Milosevic might have
been taking the illicit medication in an effort to manipulate his own
health and secure release from the tribunal's custody.

IWPR'S TRIBUNAL UPDATE No. 449, April 21, 2006


=== 3 ===

-------- Original Message --------
Subject: Fwd: how to make a non-nationalist a Serb
Date: Mon, 17 Apr 2006 03:39:47 -0700 (PDT)
From: John Peter Maher

I returned from Belgrade on 23 March, where I attended a conference on
Kosovo (16-18 March) at the Serbian Academy of Arts & Scoences. After
Sloba's death on 11 March, Austrian TV faked pictures showing him with
eczema. When I saw him on 8, 9, and 10 February his color was
excellent. His mood was proud and confident, ready to give a thrashing
to the post-Orwellian Mr Nice & Co. I was there to prepare testimony
especially on the non-destruction of Dubrovnik. While I was at
Scheveningen, judge Patrick Robinson, instantaneously closed down
testimony by Eve Ann Prentice that she and a correspondent for Der
Spiegel, sitting in the waiting room for an interview with the
Islamist Bosnian President, had seen Osama bin Laden enter and be
escorted directly into the office of "our SOB" , Alija Izetbegovic.
-- Either the tame colonial boy is a quick thinker or Prentice and
Sloba were bugged by the court while preparing her testimony. He had
his instructions to throw the switch. Unless we hold a tribunal on the
Tribunal and publish our testimonies, the truth will be buried with
him. In Belgrade Sloba's body arrived from the Netherlands. I was at a
rally in front of the Parliament, where 80,000 people assembled. The
crowd was civil, disciplined, un-cowed. Peter Handke, Russian
dignitaries and Ramsey Clark delivered eulogies. Handke spoke mostly
Serbian. Anti-Milosevic "protesters" at the Square of the Republic
numbered 600, which was magnified with a zero or two by the BBC and
CNN. They show-biz American eventwas like the "spontaneous"
demonstrations in the Ukraine, Georgia etc. The props were green and
blue balloons. They must have run out of orange T-shirts. The
citizens people filing past the coffin, in a minor museum, to pay
their respects numbered 102,000. The quislings blocked a proper
funeral. The funeral at Pozarevac was huge. Proof that Milosevic was
no nationalist is that the priest (Father Filaret) who waited to
perform the Orthodox burial ceremony at the grave was prevented from
doing so, and the interment took place, against Orthodox rubrics,
after sunset. More proof: that Milosevic was no nationalist:
the casket was draped with the communist Yugoslav flag, with red
star. There was no Serb Orthodox cross for a grave marker, but the
communist pentagonal wooden slab, the "pyramid". Milosevic was an
internationalist to the end. The only reason that Milosevic is dead is
the malfeasance of the ICTY kangaroo court, with its Dutch cops and
jail, British transvestites ambulance-chasers prancing about in effete
silken robes and, as in a cheap TV docu-drama. After the dirge, the
band played the 1960s' pop song "Moscow Nights". This, I presume, was
on Mrs Milosevic's orders. A nice piece of pop music, it was not the
thing for the national moment. Milosevic's daughter castigated her
family for the whole affair. Burial in the family garden was something
for the family canary, she said. Milosevic was betrayed by quislings
and kidnapped on the Serbs' most sacred day, the anniversary of the
1389 Battle on Kosovo Polje and the 1914 assassination of the
universally unloved Archduke Franz Ferdinand, which Austria used as a
casus belli to destroy and annex Serbia. -- Hitler wrote in Mein
Kampf how relieved he was to hear it was "Slav fanatics" and not
German students who had carried out the assassination. The only
reason Milosevic was in the Hague at all is that he was a Serb. They
made him one.

j p maher


==========================

IN DIFESA DELLA JUGOSLAVIA
Il j'accuse di Slobodan Milosevic
di fronte al "Tribunale ad hoc" dell'Aia"
(Ed. Zambon 2005, 10 euro)

Tutte le informazioni sul libro, appena uscito, alle pagine:
http://www.pasti.org/autodif.html
http://it.groups.yahoo.com/group/icdsm-italia/message/204

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ICDSM - Sezione Italiana
c/o GAMADI, Via L. Da Vinci 27 -- 00043 Ciampino (Roma)
tel/fax +39-06-7915200 -- email: icdsm-italia @ libero.it
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*** Conto Corrente Postale numero 86557006, intestato ad
Adolfo Amoroso, ROMA, causale: DIFESA MILOSEVIC ***
LE TRASCRIZIONI "UFFICIALI" DEL "PROCESSO" SI TROVANO AI SITI:
http://www.un.org/icty/transe54/transe54.htm (IN ENGLISH)
http://www.un.org/icty/transf54/transf54.htm (EN FRANCAIS)

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006-04-17%2008:23:03&log=attentionm

Comparaison des "bons massacres" et des "mauvais massacres"

Ed Herman

Dasht-E Leili. Par Edward S. Herman
Traduit de l'anglais par Dominique Arias
(Les notes entre [...] sont du traducteur et n'engagent que lui)

INTRODUCTION DU TRADUCTEUR :

Le mois dernier, un lecteur nous écrivait son étonnement de trouver
sur ZNet un article de Roger Lippman contredisant presque point pour
point l'article d'Edward Herman au sujet du massacre de Srebrenica.
Très occupé, Herman nous fit parvenir un peu plus tard les liens vers
un ensemble de textes au nombre desquels celui de Lippman, sa réponse
à celui-ci, l'article de Weinberg, la réponse à cet article, à nouveau
celle de Weinberg, puis la conclusion d'Herman et quelques autres du
même ordre.

J'aurais bien aimé pouvoir trouver le temps de traduire toutes ces
polémiques mais cette denrée rare me faisait défaut. En outre, quelque
intéressantes que soient les répliques d'Herman, j'avoue que traduire
les attaques de Lippman et Weinberg m'aurait paru une corvée assez
stérile. Non qu'elles soient à ce point mauvaises, mais qu'elles se
concentrent aussi loin que possible de ce qui est au cœur de chacun
des articles d'Edward Herman. Non la défense de tel camp contre tel
autre, des Serbes, Cambodgiens, Timorais ou Nicaraguayens contre leurs
adversaires ou contre l'Amérique, mais la dénonciation de la
partialité en matière d'information, d'une partialité délibérée et
purement intéressée dans la représentation des faits, et de ce qu'elle
a de délétère.

Parce que surdimensionner ou surmédiatiser un événement au détriment
du contexte réel, n'est le plus souvent que le meilleur moyen d'en
occulter un autre, une série d'autres, une montagne d'autres, de les
faire basculer aux oubliettes, de faire en sorte qu'ils ne puissent
servir à équilibrer un jugement, un point de vue, un parti pris.

Ce problème nous concerne tous, individuellement et collectivement, en
tant que citoyens ayant des choix à faire, comme en tant qu'hommes et
femmes, ayant quelques leçons plus ou moins bien apprises ou comprises
à transmettre. Parce que de quelque point de vue qu'on se place
(politique, juridique, didactique ou humain), on ne peut prétendre ni
espérer porter un jugement ou un choix juste sur la base d'une
information fausse, biaisée ou incomplète.

Parmi ces textes il en est un qui me semblait résumer assez bien cette
position que je crois assez centrale de l'œuvre critique d'Herman
(pour ce que j'en connais), et qui me semblait d'autant plus pertinent
qu'il est précisément déjà daté. Il n'est pourtant paru qu'en avril
2004 (quoique manifestement rédigé plus tôt), mais il s'est passé tant
de choses depuis, au Proche Orient principalement, que le terme «
d'Alliance du Nord » semble avoir perdu toute consistance ; un simple
mot tout droit sorti du Désert des Tartares. Ça parait si loin...

Il n'y a toujours pas de paix en Afghanistan, et dans le silence du
désert, au milieu de nulle part, dorment toujours ceux qu'on y a laissés.


7 avril 2004

Dasht-E Leili. VF
Par Edward S. Herman

Traduit de l'anglais par Dominique Arias
(Les notes entre [...] sont du traducteur et n'engagent que lui)


Les « Trois de Tipton », récemment libérés de Guantanamo et dont les
médias britanniques ont récemment publié les récits, ont déclaré
avoir, à l'origine, été arrêtés par les Taliban, puis transférés dans
les prisons de l'Alliance du Nord.

Fin novembre 2001, ils furent poussés dans deux containers avec
d'autres détenus et embarqués par camion depuis la prison surpeuplée
de Sheberghan, vers le désert de Dasht-e Leili, où tout le chargement
fut déversé en vrac. A l'arrivée, la plupart des prisonniers étaient
morts étouffés, nos trois rescapés n'ayant dû leur survie qu'à des
impacts de balles dans la tôle, qui laissaient filtrer l'air.

Dans chaque container on entassait ainsi quelques deux cent
prisonniers, voire plus, et selon le témoignage d'un militaire afghan,
pas moins de 25 containers furent ainsi envoyés au milieu du désert,
soit quelques 4 500 prisonniers au total, dont la plupart allaient
mourir en route. Les survivants restants étaient généralement abattus
au déchargement.

En 2002, le cinéaste irlandais Jamie Doran décrivait le « Massacre de
Mazar » dans un documentaire, basé sur de nombreux témoignages de
témoins, de survivants, de participants, de hauts responsables, de
personnels humanitaires et de médecins légistes, et sur la visite des
sites où avaient été découvertes les fosses. Selon lui, entre 3 000 et
5 000 détenus auraient fait les frais de cette sinistre opération.

Il produisit notamment des preuves irréfutables que l'armée
américaine, les Forces Spéciales et le personnel de la CIA étaient
présents sur le terrain, et avaient physiquement pris part aux
exactions, sans s'opposer le moins du monde au bon déroulement de
l'opération. A certains moments, il semblait au contraire qu'ils la
supervisaient. Selon l'un des témoins, à Dasht-e Leili, le personnel
américain exigeait qu'on en finisse au plus vite afin que les corps ne
puissent être repérés par satellites.

Fin 2001, début 2002, les experts du PHR (Physicians for Human Rights
: Médecins des Droits de l'Homme) qui se rendirent sur les sites,
trouvèrent une gigantesque fosse, abondamment remplie de cadavres.
Ceux qui avaient été prélevés portaient des stigmates de mort par
suffocation.

Les représentants du PHR et d'Amnesty International exigèrent que le
site soit mis sous protection internationale afin qu'une étude plus
approfondie et une enquête puissent être menées sur ce qui
apparaissait clairement comme un désastre humanitaire et un crime de
guerre de premier ordre. Mais nous verrons qu'il n'en fut rien.

En janvier 1999, suite à la découverte de 45 corps à Raçak au Kosovo,
Louise Arbour, procureur du Tribunal pour la Yougoslavie avait crié au
crime de guerre, se précipitant sur place, à grand renfort de
publicité, non sans quelque lien avec le début des bombardements de la
Yougoslavie par l'OTAN, prévus pour mars 1999.

En juillet 1995 [et c'est toujours le cas depuis], il fut allégué que
7 000 à 8 000 personnes avaient été massacrées à Srebrenica. Jamais un
tel nombre de corps ne put être exhumé des diverses fosses alentours
où nombre de cadavres semblaient bien moins avoir été exécutés que
tués au cours des combats acharnés [qui avaient précédé la chute de la
ville] et où des centaines de soldats serbes avaient aussi trouvé la
mort.

Nulle part en Bosnie ne fut jamais découvert de site comparable à
celui de Dasht-e Leili – une fosse d'un hectare remplie à bloc. Il est
d'ailleurs plus que probable que le nombre d'exécutions sommaires à
Srebrenica même fut largement inférieur à celles, particulièrement
inhumaines de Dasht-e Leili (la plupart par asphyxie délibérée).
Srebrenica n'en devint pas moins une référence en la matière, au point
de devenir le point d'orgue moral et médiatique de tout le procès de
La Haye contre Milosevic et les autres dirigeants serbes [pour crimes
de guerre et génocide]. Le massacre de Srebrenica allait en outre
devenir le passe-droit de la position de plus en plus
interventionniste de l'Occident bienveillant. Quant à Dasht-e Leili,
ce nom n'évoquerait bientôt plus rien à personne.

La différence dans le traitement médiatique de ces différents
événements est sans équivoque. Celui de Racak servait de blanc-seing
pour l'objectif des USA et de l'OTAN de briser la Yougoslavie et,
comme Madeleine Albright l'annonça joyeusement à Sandy Berger dès
qu'elle eut vent de l'incident : "Le printemps est en avance cette
année."

Dans le massacre de Srebrenica les Occidentaux trouvèrent l'occasion
de s'imposer davantage et le moyen de mettre la Yougoslavie au pas. La
procureur du Tribunal pour la Yougoslavie, les médias et les
intellectuels la « gauche belliciste » [systématiquement favorables
aux violations du Droit International par les puissances occidentales
(Israël inclus)] s'engouffrèrent massivement dans la brèche, poussant
les hauts cris à grand renfort de publicité et justifiant de facto
toute action judiciaire et militaire à venir.

Inversement, le massacre de Dasht-e Leili avait été perpétré par les
séides des Etats-Unis, avec la complicité active de fonctionnaires
américains présents sur les lieux mêmes de l'opération, n'ayant rien
fait pour s'y opposer et semblant plutôt la superviser au contraire.

En tant que belligérant de premier ordre dans le conflit
d'Afghanistan, assurant le soutien diplomatique, militaire, logistique
et financier de l'Alliance du Nord, les Etats-Unis étaient directement
responsables des massacres, du fait de leur position au sommet de la
chaîne de commandement, outre la participation directe de leurs
agents. Leurs unités avaient contribué à la reddition de quelques 8
000 Taliban et troupes annexes à Konduz, en échange de promesses d'un
traitement décent, promesses aussitôt violées et trahies. Si le
Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) avait pu un
jour détenir des preuves aussi accablantes de l'implication directe de
Milosevic dans les massacres de Srebrenica, le procès n'eut pas tant
traîné. [C'est, au contraire, au moment où son procès basculait
clairement vers le non-lieu faute de preuves – les charges contre
l'OTAN et les puissances occidentales demeurant pour leur part bien
valides – que Milosevic allait être retrouvé mort dans sa cellule]

L'indifférence totale et unanime à l'égard du massacre de Dasht-e
Leili de l'intégralité des sphères liées au pouvoir et aux enjeux du
conflit afghan, découle précisément du degré d'implication des forces
américano-britanniques, de leur soutien aux tortionnaires et de leur
implication directe et physique dans la perpétration comme dans
l'organisation des exactions. Pour les Etats-Unis, il est hors de
question qu'aucun ressortissant américain puisse jamais être poursuivi
pour Crimes de Guerre par quelque instance internationale que ce soit.
De fait, les autorités américaines ont coutume de nier ou minimiser
systématiquement tout incident ou massacre d'envergure perpétré par
leurs troupes ou par leurs clients. [Ainsi plus récemment, de
l'occultation des évaluations statistiques – par les équipes les plus
réputées en la matière – du nombre de civils tués en Iraq depuis
l'agression US/UK : entre 200 000 et 300 000 ; 84% des morts violentes
déclarées victimes des forces de la coalition ; 95% d'entre-elles
étant dues aux raids aériens et tirs d'artillerie (Cf.
http://www.globalresearch.ca/articles/LAN410A.html) Dans nos médias
chiffres sont remplacés par ceux de l'organisation Iraq Body Count
(IBC), repris par G. W. Bush : environ 30 000 (soit dix fois moins),
dont une grande majorité donnée pour victimes des attentats et des
rebelles. Par « souci de fiabilité », IBC ne tient en compte que les
chiffres attestés au moins deux fois dans les médias de langue
anglaise (Cf. : http://www.médialens.org série d'articles sur Iraq
Body Count et articles antérieurs, sur les statistiques parues dans
The Lancet ). Une question se pose : pourquoi les médias francophones
sont-ils sur ce point exactement alignés sur les médias US/UK ?]

En réalité, le Conseil de Sécurité des Nations Unies et Kofi Annan ne
tenteront jamais rien à quoi les USA soient strictement opposés.
Aucune autorité internationale dotée de pouvoirs d'investigation ou de
rétorsion ne saurait s'opposer aux objectifs U.S. Aucune ne sera mise
en place pour enquêter et demander justice sur de tels faits. A de
rares exceptions près – et sans grande conviction – les plus grandes
ONG se dispenseront d'attirer l'attention sur un massacre avalisé par
les USA, encore moins les médias et intellectuels « pro-intervention
humanitaire », et à fortiori aux Etats-Unis.

On retrouve ici le double langage unanime qui avait caractérisé le
traitement médiatique de Pol Pot par rapport au Cambodge et de Suharto
par rapport au Timor Oriental – Pol Pot frénétiquement dénoncé comme
l'archétype du génocidaire, et Suharto, dont l'agression du Timor
donna suite à un épouvantable carnage [plus du tiers de la population
timoraise exterminé en quelque 25 ans de massacres, avec le soutien
indéfectible des grandes puissances occidentales, Etats-Unis en tête
(cf. Noam Chomsky, Responsabilité des Intellectuels, Agone, Marseille
1998) ], mais qui n'en demeurait pas moins « our kind of guy » [il est
des nôtres] (selon un représentant de l'administration Clinton) assuré
de recevoir une aide constante, et décrit non comme un génocidaire
mais comme celui qui avait apporté « la stabilité » à la région
(Barbara Crossette, New York Times).

Pour autant, lorsque les troupes vietnamiennes renversèrent le
génocidaire Pol Pot, au lieu de les récompenser pour leur «
intervention humanitaire », leur pays fut sanctionné pour cette «
agression », tandis que Pol Pot [bien que destitué] demeurait devant
les Nations Unies le seul représentant légal du Cambodge.

En réalité le degré d'implication du « Parrain » dans tel ou tel
massacre, détermine véritablement la manière dont celui-ci sera perçu
et évoqué par la communauté internationale. Le schéma général est le
suivant :

Principes de base : lorsque pour justifier son intervention « le
Parrain » peut espérer tirer parti d'exactions commises, celles
imputables au pays cible seront appelées « massacres » ou « génocide
», on en exagèrera les proportions (au cours des 78 jours de
bombardement du Kosovo, le Département d'Etat U.S. attribuait
successivement 100 000, puis 500 000 victimes aux forces serbes) et
l'on pourra dépenser des fortunes en recherches de corps et autres
autopsies [nonobstant d'autres priorités humanitaires] (en 1999, pas
moins de 26 millions de dollars seront alloués au TPIY par
l'administration Clinton pour que ce type de recherches soient menées
au Kosovo après les bombardements.

Lorsque des massacres de grande ampleur auront été commis par des
clients – comme au Timor Oriental, de 1975 à l'apothéose de 1999, ou
comme à Dasht-e Leili en 2001, en collaboration avec l'Alliance du
Nord – aucun déblocage de sommes autres que purement symboliques ne
sera envisagé par les Etats-Unis ou les Nations Unies à fins
d'enquêtes, experts en autopsies, de tribunaux ad hoc et autres frais
de justice. Le PHR et Amnesty International eurent beau exiger que les
USA et l'ONU placent les sites de Dasht-e Leili sous protection
internationale et ordonnent qu'une enquête y soit menée pour Crime de
Guerre, leurs exigences restèrent lettre morte et on ne se soucia pas
plus de la justice la plus élémentaire que de ces victimes « indignes
d'intérêt. »

--- Les Nations Unies : dans « Le Convoi de la Mort d'Afghanistan »
(26 août 2002) Newsweek rapportait qu'une note interne confidentielle
des Nations Unies signalait que, bien que les faits constatés à
Dasht-e Leili « justifient largement une enquête en bonne et due forme
», l'aspect « politiquement sensible » du dossier posant problème, il
sera préférable de remettre toute action à plus tard, « jusqu'à ce
qu'une décision soit prise quant à l'objectif final de la commission
d'enquête. » En d'autres termes : Parrain trop directement impliqué,
on laisse tomber !

--- Les Humanitaires : le PHR a déclaré que « L'examen des corps et
une sépulture décente pour leurs restes permettront de mettre au jour
la vérité et les coupables, ce qui est essentiel pour la paix et la
stabilité à venir en Afghanistan. »

Faux ! Ce type d'argument n'est valable que dans des endroits tels que
l'ex-Yougoslavie, où il justifie des poursuites contre les anciens
dirigeants du pays – il cesse de l'être dès lors que les coupables
sont manifestement « our kinds of guy » [des nôtres], comme en
Indonésie ou en Afghanistan. Tandis que le PHR, Amnesty International
et, dans une moindre mesure, Human Rights Watch attachèrent quelque
importance à Dasht-e Leili, aucune de ces ONG internationales n'était
prête à lancer une vaste campagne sur le sujet [comme pour la défense
des prisonniers politiques cubains, sensiblement à la même période, et
relâchés depuis].

--- Les Médias : En juin 2002, lorsque le documentaire de Jamie Doran
« Massacre à Mazar » parut en Europe dans sa forme originelle, les
médias européens y prêtèrent quelque attention, sans trop insister,
mais il n'y fut fait aucune allusion dans les principaux médias U.S.
Suite au substantiel article de Newsweek, « Le Convoi de la Mort
d'Afghanistan » (26 août 2002), on trouva dans la presse quelques
articles sur le sujet, puis tout le monde s'empressa de tourner la page.

Lorsque les Trois de Tipton furent libérés de Guantanamo, en mars
2004, ils livrèrent entre autres révélations, leur expérience
personnelle au sujet de ce « convoi de la mort » auquel ils n'avaient
survécu qu'in extremis, leurs déclarations furent publiées dans les
médias britanniques mais le New York Times prit grand soin d'occulter
ce détail en évoquant leur libération (cf. Edward Herman, « The United
States as Torture Central » Z Magazine, mai 2004).

--- La Gauche belliciste : La gauche belliciste ne montra pas moins de
dévouement au service de intérêt d'Etat. Samantha Power, Michael
Ignatieff, David Rieff, Aryeh Neier, Christopher Hitchens et Timothy
Garton Ash, intarissables s'agissant des massacres perpétrés par les
ennemis officiels – en Yougoslavie (Racak, Srebrenica) ou en Iraq
(Halabja) – restèrent toujours cois sur ceux perpétrés par les USA et
leurs clients dans les mêmes pays (dans la Krajina serbe, au Kosovo
sous occupation de l'OTAN, par Indonésie au Timor Oriental (Liquiça
1999), sans parler des « sanctions de destruction massives » imposées
à l'Iraq entre 1991 et 2002 [soit plus d'un million de morts en dix
ans d'embargo, bilan culturel et économique impossible à évaluer.
Comme beaucoup d'autres, ils allaient rester bien plus silencieux
encore au sujet des innombrables Crimes de Guerre, violations de la
Charte des Nations Unies, du Droit International et des conventions de
Genève, et destruction sans précédent du patrimoine historique qui,
depuis le début, caractérisent l'invasion/occupation anglo-américaine
de l'Iraq]. Il eut été paradoxal qu'ils ne passent pas aussi sous
silence le « convoi de la mort » d'Afghanistan.

Une recherche Nexis montre combien de fois apparaît Dasht-e Leili dans
les différents articles de ces stars du journalisme de gauche, entre
fin novembre 2001 et mars 2004 [date de rédaction du présent article]
: Zéro !

--- A l'œuvre une fois de plus, la mécanique parfaitement huilée d'un
système où le pouvoir détermine quels massacres méritent attention et
indignation, imposant de facto à chacun de rester aligné. Les veules
alliés qui gardent le silence ; Kofi Annan et l'ONU composant
prudemment avec le côté « politiquement sensible » d'un massacre de
masse organisé par les USA ; les ONG internationales, deux seulement
d'entre-elles réclamant dans un premier temps l'ouverture d'une
enquête, mais toutes littéralement unanimes dans leur total
immobilisme, et promptes à réorienter leur bienveillance dans le bons
sens, celui du pragmatisme et des financements ; les Grands Médias,
comme toujours, jugeant indignes d'intérêt les victimes d'exactions
proaméricaines et détournant le regard ; la gauche belliciste
s'empressant de faire de même.

https://www.cnj.it/PARTIGIANI/romsinti.htm#2006

CARE SOCIE, SOCI, AMICHE E AMICI

la nostra associazione partecipa 'come sempre' (vocazione e scelta) al
Corteo del 25 Aprile, con il proprio striscione (dono di CGIL
Lombardia). Lo facciamo per ricordare i Rom e Sinti, sterminati dai
nazifascisti a centinaia di migliaia, e gli... ignoti (ignorati)
'Zingari' combattenti nella lotta di Resistenza, da cui è nata la
Repubblica Italiana con la sua Costituzione.
Non è solo un 'pagamento' del debito che tutti noi abbiamo contratto
con chi -Rom o non rom- ha combattuto per restituirci una libertà,
oggi in parte da ricostruire, ma per dire basta al pregiudizio che
cancella ogni merito di questo piccolo popolo pacifico.

L'appuntamento è per

MARTEDì 25 Aprile 2006 ALLE ORE 14.30

in corso Venezia all'altezza del cancello d'ingresso al Museo Civico
di Storia Naturale
(quasi all'angolo con via Palestro - fermata omonima della
metropolitana, per i non milanesi).

Vi alleghiamo ( https://www.cnj.it/PARTIGIANI/romsinti.htm#2006 ),
soprattutto pensando agli amici lontani, copia del volantino che
distribuiremo, dedicato in parte, quest'anno, alle prossime elezioni
amministrative milanesi (28 e 29 maggio) e ai... lavori in corso della
nostra associazione.


ASSOCIAZIONE "AVEN AMENTZA" ­ UNIONE ROM E SINTI ­ ONLUS
sede legale: Via Triboniano 212 ­ 20156 Milano (Italia). Tel.
+39.(02).48409114
sede operativa: Provincia di Milano, via P. Pancrazi 10 ­ 20145
Milano. Tel. +39.(02).7740.4489 ­ fax 7740.4490
Costituita il 18 luglio 2004, registrata a Milano il 22 novembre 2004
, n° 104485 serie 3. Codice fiscale 97389270154


("I  criminali fascisti presentati come eroi": questo il titolo dell'articolo di A. Cernjul, apparso su Vecernji List del 1 aprile u.s., riguardante il revisionismo storico sulle "foibe" ed il revanscismo italiano verso Istria e Dalmazia. Cernjul si riferisce in particolare al caso del recente libro "Sopravvissuti e dimenticati. Il dramma delle foibe e l'esodo dei giuliano-dalmati", di Marco Girardo, Paoline Editoriale Libri, per il quale l'autore si è avvalso della "testimonianza" di Graziano Udovisi - "gerarca fascista e spia tedesca... che il Tribunale internazionale a Trieste, dopo la guerra, ha condannato per crimini di guerra" e che va in giro raccontando di essere "uscito vivo" da una foiba: vedi Pol Vice, SCAMPATI O NO. I racconti di chi "uscì vivo" dalla foiba ed anche https://www.cnj.it/documentazione/silenziegrida.rtf - oltreché della introduzione del diessino sindaco di Roma Walter Veltroni... Parlando di un altro testo revisionista, quello di Arrico Petacco apparso alcuni anni fa per Mondadori, Cernjul sottolinea invece che l'intellettuale-per-tutti-gli-usi Predrag Matvejevic fu a suo tempo membro della giuria che con decisione unanime decise di conferire a Petacco un premio letterario per quest'opera...)

www.vecernji-list.hr
  
31.03.2006

PUBLICISTIKA U Italiji tiskana još jedna knjiga u kojoj se napuhavaju žrtve fojbi i egzodus

Fašisticki zlocinci prikazani kao junaci

Autor Piše Armando Cernjul


U Italiji u posljednje desetlje´ce gotovo svake godine izlazi jedna ili više knjiga o zlocinima u fojbama (jamama) i o egzodusu iz Istre, Rijeke, s kvarnerskih otoka i iz Dalmacije, ali o tim publicistickim djelima u našim medijima prava je rijetkost da se objavljuju informacije ili kritike. Tako je bilo i s nedavno objavljenom knjigom "Sopravvissuti i dimenticati. Il dramma delle foibe e lesodo dei giuliano-dalmati" (Preživjeli i zaboravljeni. Drama fojbi i egzodus Julijano-Dalmatinaca), Marca Girarda, novinara i publicista iz Milana, koju je izdao Paoline Editoriale Libri.
Iz naslova je vidljivo da je rijec o još jednoj knjizi bombi u kojoj su napuhani zlocini u jamama i egzodus u današnjoj Hrvatskoj i Sloveniji. Rijec je o brojnim lažima, iako je bilo zlocina koje su pocinili pripadnici NOVJ-a.

Protiv Hrvatske

Posebno su nas zanimali opisani dogadaji u hrvatskoj Istri, koji su na neki nacin usmjereni i protiv današnje Hrvatske. Prije svega, valja re´ci da ´ce knjiga za one koji su upu´ceni u teme što ih obraduje ostati zapam´cena po neocekivanom i sramotnom predgovoru što ga je napisao Walter Veltroni, postkomunisticki gradonacelnik Rima, bivši novinar i direktor komunistickog lista L'Unità. Cak je i on nasjeo neofašistickoj kliki koja je idejni tvorac teze da se skriju i zaborave zlocini Mussolinijeve soldateske na podrucju bivše Jugoslavije gdje je ubijeno više stotina tisu´ca Hrvata, Slovenaca, Srba i drugih.

Knjizi je najve´ci dio novinskog prostora posvetio kriticar trš´canskog Il Piccola Alessandro Mezzena Lona. Pod naslovom "Istra i fojbe: drama u tri glasa" i podnaslovom "Marco Girardo prica o progonima protiv Talijana", nahvalio je autora knjige, a nema pojma o cemu piše. Tako, medu ostalim, iznosi dezinformacije da su dosadašnji slovenski nazivi Umag, Rovinj i Pula nekad bili Umago, Rovigno i Pola. Poznati regionalni kriticar ne zna da su ta tri grada u hrvatskoj Istri!

Medutim, najve´ce je zlo da (ne)svjesno uzdiže jednog od "junaka" knjige Graziana Udovisija, za kojega tvrdi da je jedini preživjeli koji može ispricati što znaci biti strmoglavljen u fojbu.

Tako su citatelji opširnog clanka ostali uskra´ceni za istinu. No ona se ne može skriti iako je od tih dogadaja prošlo mnogo godina. Naime, Graziana Udovisija, fašistickog casnika i nacistickog doušnika, koji je roden u Puli, a živi u Italiji, medunarodni sud osudio je poslije rata u Trstu za zlocine! No, cini se da to ne znaju u Italiji, jer je Udovisiju u povodu prikazivanja talijanskog igranog filma "Srce u jami", koji je izazvao veliko ogorcenje u Sloveniji i Hrvatskoj, na svecanosti u Sanremu 2005., kao "jedinom preživjelom" iz istarske fojbe, dodijeljena nagrada.

Berlusconijeva ku´ca

Još je skandaloznije da je englesko izdanje knjige "Egzodus: Nijekana tragedija Talijana Istre, Dalmacije i Julijske krajine" talijanskog pisca Arriga Petacca (koju je izdao Toronto University Press, a prevoditelj je Konrad Eisenbichler, docent Svecilišta u Torontu, rodom s Lošinja) nedavno dobilo medunarodnu nagradu "Trieste scritture di frontiera" u Trstu. Knjiga je od 1999. u izdanju Berlusconijeve nakladnicke ku´ce Mondadori imala više izdanja, a na hrvatskom 2003. izdao ju je zagrebacki Durieux. Zanimljivo je da je jedan od clanova žirija bio je hrvatski književnik Predrag Matvejevi´c, predavac na rimskom sveucilištu.

Knjiga "Egzodus" puna je povijesnih krivotvorina, u njoj nema nijedne recenice o fašistickim pokoljima u Istri i Rijeci prije i za vrijeme Drugoga svjetskog rata, a po Petaccu, fašisti nisu pocinili zlocine ni u Hrvatskom primorju, Gorskom kotaru i Lici. Jedino navodi manji broj zlocina u Dalmaciji. Ali zato falsificira da su Titovi partizani u fojbe bacili 10.000 ili 20.000 ili 30.000 Talijana te da je poslije rata emigriralo oko 300.000 Talijana. Velica zlocine ustaša i prikriva one koje su pocinili cetnici, koje je naoružala fašisticka Italija! Stoga je nedopustivo da je Durieux knjigu objavio bez predgovora.



OBBLIGHI


A Washington sara' aperta la riunione di primavera dell'Assemblea del
Fondo Monetario Internazionale e della Banca Mondiale, alla quale
partecipera' anche la delegazione serba, guidata dal governatore della
Banca nazionale della Serbia Radovan Jelasic. La delegazione
montenegrina sara' guidata dal Ministro delle Finanze del Montenegro
Igor Luksic.Nel corso della sua visita a Washington, la delegazione
del Governo serbo si incontrera' con gli esponenti di entrambe le
organizzazioni finanziarie. Durante gli incontri si parlera', tra
l'altro, degli obblighi che il Governo serbo ha assunto dopo la
revisione finale dell'accordo triennale con il Fondo Monetario
Internazionale, in primo luogo della realizzazione delle riforme
strutturali, la privatizzazione dell'Industria petrolifera della
Serba, la ristrutturazione del suo sistema energetico e di alcuni
settori che appartengono a queste aziende pubbliche.

Fonte: www.radioyu.org - 22.04.2006. 15:08

https://www.cnj.it/INIZIATIVE/parmaprile06.htm


25 Aprile - 1 Maggio: Resistenza e Internazionalismo
Iniziative a Parma, aprile 2006


Sabato 29 Aprile 2006

alle ore 17:00
Sala di Via Testi n.4 (Palazzina Arci)

43 - '45 Italia, Jugoslavia: Resistenza in Europa

Conferenza di: Giacomo Scotti - Scrittore e storico

Partecipa: Fulvio Grimaldi - Giornalista (ex Tg3),
autore del filmato sulla guerra NATO in Jugoslavia del '99
in visione al termine della serata.


Domenica 30 Aprile 2006

ore 10:30, Largo Tito – Parma

Omaggio alla Resistenza Jugoslava


Organizza: Comitato Antifascista di Parma per la verità sulla "vicenda
foibe"


Leggi il volantino: https://www.cnj.it/INIZIATIVE/parmaprile06.htm